Les Chefs d'oeuvres du Musée Condé >

Le corps de garde au Maroc

Version mobile
English

Le corps de garde au Maroc

Les tons du tableau rendent cette ambiance orientale envoûtante.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Qu'est-ce qu'un corps de garde ? Pourquoi ces gardes dorment-ils ?
On en a des questions devant ce tableau !
Ils ont laissé leurs montures à l'écurie et se reposent dans la fraîcheur du corps de garde, une sorte de vestibule à l'entrée des maisons marocaines.
Autour d'eux pendent les selles et les harnachements des chevaux.
Une lumière étrange tombe sur les burnous blancs des cavaliers>
Delacroix (écrivant)
< " Ces gens-ci ne possèdent qu'une couverture dans laquelle ils marchent, dorment et sont enterrés "
raconte Delacroix fasciné par l'Orient., dans une lettre
" C'est un lieu fait pour les peintres... Le beau y abonde... Le beau court les rues... je suis étourdi de tout ce que j'ai vu... Je suis dans ce moment comme un homme qui rêve " >
< Les tons du tableau rendent cette ambiance orientale envoûtante. L'artiste-peintre Maurice Arama s'intéresse depuis des décennies à l'oeuvre de Delacroix au Maroc.
L'ambiance de ce corps de garde, sombre, ainsi, lui a rappelé presque quelque chose de biblique et dans ce climat, de cette lumière un peu étrange, ces corps un peu étranges, pas nécessairement bien dessinés, simplement, qui attrapent, ça et là, des petites tâches de couleurs, des rouges vifs qui contrastent avec des verts puissants et une série de petits jaunes pour indiquer les lumières. C'est un tableau qui a une beauté mystique. Mystique, ce sont des marocains, mais en réalité, c'est tout un Orient, qui coule, un Orient biblique qui court et qui coule dans cette toile. Et ce n'est pas pour rien que, lorsqu' on regarde attentivement le tableau, on voit sur le côté gauche, des choses suspendues. Ce sont des vêtements, qui semblent presque être une sorte de croix accrochée au mur. Delacroix fera d'ailleurs plus tard un certain nombre de peintures religieuses et dans ses peintures religieuses, il retrouve justement aussi bien Tobie que d'autres prophètes qui ont un petit peu cette attitude d'attente, d'inspiration.
Delacroix passe quelques mois, au Maroc, en 1832 avec une délégation envoyée par Louis-Philippe auprès du Sultan. Il remplit plusieurs carnets de voyage, dont l'un est conservé au musée Condé et dont il tirera près de 80 tableaux, tout le long de sa vie.
Retour haut de page