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La Madone de Lorette

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La Madone de Lorette

Raphaël est au sommet de son art quand il peint ce tableau, à 26 ans

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Raphaûl est au sommet de son art quand il peint ce tableau, à 26 ans. Le Pape, qui connaît sa réputation, l'a fait venir à Rome pour décorer ses appartements privés.
Notez qu'il n'y a pas contact physique entre Marie et le Christ
Une caractéristique de l'art religieux médiéval, tout comme les auréoles. En 1509, les idées nouvelles de la Renaissance apportent déjà une vision plus humaine - plus concrète- des textes saints, mais le Moyen-âge n'est pas loin et Raphaûl garde des références médiévales.
Avez-vous examiné le visage de la Vierge ?
Regard baissé vers l'enfant, sans sourire, son expression, plutôt grave, évoque le destin tragique de Jésus, tout comme le voile, qui rappelle le Saint Suaire. L'enfant, au contraire, symbolise, par ses mouvements, la force et la vitalité du Christ. >
Voix de jeune homme (apprenti)
Vous avez remarqué le Saint Joseph à l'arrière? Dans le style, c'est très différent de la Vierge et de l'enfant.
D'ailleurs, on a longtemps pensé que ce tableau était une copie... jusqu'en 1979 !
Le duc d'Aumale l'avait reçu avec une centaine d'autres oeuvres de son beau-père, comme la réplique d'un tableau perdu.
Et c'est le conservateur d'un musée anglais qui remarque un jour à Chantilly, le numéro 133 peint en bas à gauche.
Lui possède le pendant de cette Sainte Famille, qui représente le Pape Jules II ! Des analyses poussées, une radiographie et un nettoyage révèlent le chef d'oeuvre : l'original de la Madone de Lorette, peint par Raphaûl lui-même. >
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