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L'amante inquiète et Le donneur de sérénades

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L'amante inquiète et Le donneur de sérénades

Le costume du donneur de sérénade vous rappelle-t-il quelque chose ? Ces couleurs, cette collerette au cou, ces poignets bouffants... Arlequin !

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Nous sommes au début du XVIII siècle.
Louis XIV vient de mourir.
Le plus long règne de l'histoire de France s'est achevé dans une grande austérité, sous l'autorité d'un roi dévot.
A sa mort, le régent Philippe d'Orléans prend les rênes du royaume.
Trublion heureux qui lance une fête
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Jean-Antoine Watteau symbolise bien cette période avec ses scènes galantes.
Le costume du donneur de sérénade vous rappelle-t-il quelque chose ?
Ces couleurs, cette collerette au cou, ces poignets bouffants... Arlequin ! Et c'est bien la Commedia Dell'arte qui inspire Watteau.
Observons maintenant " l'amante inquiète " : sur ses genoux, dans son tablier, des fleurs coupées.
Elles feraient référence à la virginité perdue de la jeune fille. Pourquoi inquiète ? Peut-être parce que son amoureux n'arrive pas... ou parce qu'elle regrette ? On peut tout imaginer devant ces petits tableaux !
Des ambiances de fin de fête typiques de Watteau, avec leurs couleurs tendres, argentées, des tons d'automne, un flou teinté de tristesse. >
Voix d'homme qui parle un peu haut, qui cite
" On ne le considère que comme un peintre spirituel et facile, bon pour les fêtes galantes et les fantaisies amoureuses (...). C'est pourtant le plus grand coloriste qui se soit produit depuis Rubens, et l'originalité la plus tranchée que les derniers siècles aient à opposer à la splendide floraison de la Renaissance. "
Signé Théophile Gauthier !
L'écrivain du XIXème siècle rappelle à qui l'aurait oublié, l'importance de Watteau à son époque.
Avec ses scènes galantes, parfois même friponnes, le peintre nordiste est quand même entré à l'Académie royale de peinture, pourtant si sélective et si rigide à son époque ! Elle a même créé un genre pour lui : les " fêtes galantes ".
A l'image de Théophile Gautier, les auteurs du XIXème siècle ont redécouvert l'oeuvre de Watteau. Charles Baudelaire lui consacre même un quatrain dans son poème " les Phares "
Ton poétique (12 pieds)
<" Watteau, ce carnaval où bien des coeurs-illustres,
Comme des papillons, errent-en flamboyant,
Décors frais-et légers éclairés par des lustres
Qui versent la folie à ce bal tournoyant." >
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