Circuit de Morlaix sur la route des enclos paroissiaux >

Plounéour-Menez

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Plounéour-Menez

Admirez une chaire, un autel et un retable du 17e siècle ainsi que des statues en bois polychromes.

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? votre droite, c'est la porte triomphale de cet enclos des monts d'Arrée. Elle a deux arcs de triomphe avec des échaliers.
Vous vous souvenez, ils empêchent les animaux de pénétrer dans l'espace sacré !
Cette porte s'inspire de celle de Saint-Thégonnec, mais sans les ornementations architecturales.
Autrefois, cet enclos avait un ossuaire, mais il fut détruit au siècle dernier.
L'église, d'origine médiévale, a été fortement restaurée au 18e siècle. Dédiée à Saint Yves, elle est sous le patronage de Saint Eneour qui serait venu d'Angleterre et aurait traversé la Manche dans un vaisseau de pierre afin d'évangéliser la Bretagne.
On raconte même que Saint Enéour serait enterré ici !
Si vous entrez dans l'église, vous pourrez admirer une chaire, un autel et un retable du 17 e siècle ainsi que des statues en bois polychromes.
Regardez le calvaire près de vous
Attention, il y en a deux. Celui-ci date de 1540 et a été restauré au 18 et 19 e siècle.
Vous voyez les bosses sur le pilier ? On les trouve dans bon nombre d'enclos paroissiaux. Certains disent qu'elles représentent les bubons de la peste, mais rien n'est prouvé...
Le second calvaire est en dehors de l'enclos sur la place de la Poste à votre gauche. Dans sa partie haute, les statues de la Vierge et des saints sont des oeuvres de Roland Doré.
Ce calvaire se distingue par une iconographie inhabituelle. Saint Benoît y est représenté avec un autre saint mystérieux qui a, à ses pieds... un gros oiseau ! Amusez-vous à le découvrir.
Ce bourg a connu des années sombres
? la veille de la Révolution française, l'industrie du lin qui faisait vivre le village décline irrémédiablement. Et la région en subit les conséquences. Sur l'ordre de l'évêque, Yves le Goas, recteur de Plounéour-Menez, mène une enquête sur la misère. Il rédige un constat accablant.
La paroisse compte 3300 communiants. Ce territoire renferme des montagnes d'Arrée, des landes et des sous-bois peu fertiles. On conçoit très vite que les habitants ne doivent pas être très riches... Les villes sont pourvues d'accoucheuses maladroites. Ici la voisine accouche sa voisine et ainsi tour à tour. De là, combien d'enfants meurent avant de paraître. D'autres sont infirmes et impotents... Le blé noir dont le commun vit coûtait 21 sous, il se vend aujourd'hui 121. Je ne parle point du froment. Nos pauvres n'en goûtent jamais... Rentrez chez eux, c'est la pauvreté même. ? moitié nus, sans bois pour se chauffer, sans lits, si ce n'est un peu de paille, du fumier.
Aujourd'hui, le sourire est revenu en Bretagne, à Plounéour-Menez comme dans tout le pays de Morlaix. Ne manquez d'ailleurs pas la visite de deux villes au coeur de corsaires: Morlaix et Roscoff !
? Morlaix, vous pouvez flâner en traversant les époques : avec au choix une boulangerie du 15e siècle pour acheter une pâtisserie, un théâtre baroque à l'italienne pour assister à un spectacle de danse contemporaine et enfin, une brasserie style 19 e pour prendre un verre !
Puis vagabondez à Roscoff. Là, le climat iodé et la mer combleront vos désirs d'évasions. Et les plages de sable fin vous inviteront au repos car la détente à Roscoff, c'est un art de vivre !
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