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Pleyber-Christ

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Pleyber-Christ

L'enclos de Pleyber-Christ était autrefois beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui.

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L'enclos de Pleyber-Christ était autrefois beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui. Nous sommes au Sud de l'église, là où se tenait l'ancien cimetière.
Grâce à ses écrits conservés dans le bulletin paroissial, c'est l'abbé Feutren, recteur de la paroisse au 20 e siècle, qui nous sert de guide.
L'accoutumance à un édifice émousse le regard que nous portons sur lui. L'étranger, s'il est connaisseur, découvre vite les détails qui révèlent les transformations qui furent apportées à l'église initiale. En vérité, le monument a mis plus de deux siècles pour atteindre la forme que nous lui connaissons maintenant. Cela s'est fait par extensions successives...
L'église primitive de Pleyber-Christ date probablement d'avant 1400. Entièrement reconstruite au milieu du 16 e siècle, sa tour est de style Beaumanoir
Les Beaumanoir sont une famille de bâtisseurs et d'architectes qui ont créé au 16 e siècle une architecture originale qui se distingue notamment par des clochers murs, comme celui-ci.
Regardez devant vous, le porche. L'abbé Feutren nous en dit plus
Le porche de la façade Sud abrite les statues des 12 apôtres, en kersanton, par le sculpteur landernéen Roland Doré. Sous le porche, au-dessus des deux portes jumelles, un groupe de statues figure la remise par Jésus à Saint-Pierre, des clefs, insigne de sa charge et patron de l'église.
Dans cette scène, des animaux dans un panier montrent leur tête. S'agit-il de chiens ? De chats ? De moutons ?
Eh bien, ce sont des moutons car la scène représentée par Roland Doré a pour thème " Pais mes agneaux, Pais mes brebis ".
? votre gauche, l'ossuaire.
Ce bâtiment date de 1737. Il n'est souligné par aucun motif, ni par aucune inscription. Un seul signe macabre à l'intérieur : un ange tenant une tête de mort au bout d'une sablière.
? l'intérieur de l'église, vous pourrez admirer les splendides retables de style baroque breton où se mêlent fleurs, feuilles, fruits et flammes.
? partir du 15e siècle, le pays de Morlaix est opulent grâce à une nouvelle industrie qui découle de la culture du lin: celle du papier. Une vingtaine de moulins à papier sont alors en activité . François Bouget , président de l'association " Au fil du Queffleuth et de la Penzé " raconte le travail du papier :
" Le papier c'est d'abord le ramassage, la collecte de la matière première qui est collectée par les chiffonniers qui viennent des Monts d'Arée, la montagne pauvre. Donc ils descendent par des chemins qui sont aujourd'hui des chemins de randonnées tout au long de la vallée. Ils descendent jusqu'à la zone côtière ou est cultivé le lin et où ils trouvent les résidus d'étoupes et des chiffons qui seront utilisés pour fabriquer le papier (...) Les chiffonniers ont amené la matière première. Là, les papetiers vont fabriquer différentes qualités de papier : du papier d'emballage, du papier d'imprimerie qui repartira sur Morlaix, la ville où le produit va être élaboré soit pour l'emballage des toiles de lin, soit pour la fabrication de cartes à jouer ou d'imagerie d'Epinal - genre Epinal - qui seront exportés par le port. "
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