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Loc-Eguiner-St-Thégonnec

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Loc-Eguiner-St-Thégonnec

Loc-Eguiner vient du breton "ok" , qui veut dire "lieu consacré"; et de "Eguiner", qui est un saint breton du 5e siècle né, dit-on, en Irlande.

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L'enclos de Loc-Eguiner est le plus humble des enclos de notre parcours.
L oc-Eguiner vient du breton " lok " , qui veut dire " lieu consacré " ; et de " Eguiner ", qui est un saint breton du 5 e siècle né, dit-on, en Irlande. Il aurait voyagé dans une barque de pierre pour venir évangéliser la région.
A votre gauche, vous voyez le calvaire? C'est une croix de mission, regardez bien son socle.
C'est une borne millière qui se trouvait sur l'une des grandes voies romaines du pays, entre Carhaix à L'Aber Wrac'h. Elle a été transportée ici en 1948 .
Face à vous, l'église. Ancienne chapelle, ce charmant édifice est formé de deux petites nefs. Sa particularité est d'être parfaitement carré.
La jumelle de la première nef a été rajoutée pour les nombreux croyants qui affluaient par centaines lors des processions religieuses, et particulièrement celle du Pardon.
Le Pardon ! Cette cérémonie -vous le savez- a une grande importance en Bretagne. Il célèbre la Vierge Marie le 15 août et d'autres saints locaux au fil des mois de l'année. C'est le moment où l'on demande pardon pour ses péchés. C'était aussi l'un des temps fort de la vie de la paroisse. L'enclos, devient alors un lieu festif et de rencontre.
Nous avons rencontré, Yvonne Lever, une habitante du bourg dont la grand-mère faisait cuir le pain. Elle se souvient des pardons :
" Les gens se rencontraient dans les pardons d'abord parce que le pardon de Saint-Jean amenait beaucoup de monde donc on se rencontrait aux pardons. Y avait pas de bal ni de danse mais on se rencontrait. Et surtout, alors ma grand-mère, elle faisait du pain. Le four était là. Les gens donnaient leur blé au moulin en bas (...)
Alors les gens venaient. Les jeunes filles et les jeunes gens venaient passer la journée ou la demi-journée avec leur pâte faite à la maison emmenée dans des draps et ma grand-mère cuisait ça dans le four mais avant que ça soit cuit, les jeunes gens pouvaient discuter et bavarder. Voilà. "
Les jeunes gens aisés de la région s'appelaient des Julots et des Julottes . Ils étaient souvent descendants de marchands de fil ou de riches propriétaires terriens !
Deux d'entre eux se préparent pour participer à la cérémonie du pardon. Ecoutons leur conversation.
Elle : Quel châle je vais choisir pour le pardon ? Rose ou beige ?
Lui : C'est celui à franges que je préfère... Tiens, aide-moi plutôt à mettre mon turban en ceinture. Il fait 4 mètres de long quand même...
Elle : Allez! Tourne-toi vite... Moi je dois installer ma coiffe !
Lui : T'as mis ta robe noire et ton beau tablier blanc, c'est ce qu'il y a de plus long !
Elle : C'est vrai que tout ça ne tient qu'avec des épingles. Mais poser ma coiffe, ma Spar Lenn comme on l'appelle, c'est le moment que je préfère. Regarde ces broderies... Je replie les ailes de ma coiffe sous mon chignon et elle forme un 8.
Lui : Et moi, t'as vu ma belle allure avec mon chapeau rond ? Mon gilet à boutons, et ma veste. Je mets les pouces sous les revers du plastron et je respire la dignité, comme un vrai Julot !
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