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La façade François 1er

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La façade François 1er

Cette façade provient d'une galerie qui ornait la maison de Nicolas Chabouillé, officier de finance de François 1er.

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Cette façade provient d'une galerie qui ornait la maison de Nicolas Chabouillé, officier de finance de François 1er .
Au-dessus de la porte, à gauche, une salamandre, emblème du roi François 1er, montre l'allégeance de l'officier envers son souverain.
Ce fin lettré, avait fait graver une citation dans la partie supérieure de l'édifice : " celui qui sait réfréner sa langue et dominer ses sens est plus fort que celui qui prend les villes ",. Joli conseil de prudence de la part d'un ambitieux...
Remarquez la composition de cette façade et son décor exubérant d'inspiration Italienne. Elle contraste avec les oeuvres de la première Renaissance d'Ile-de-France, habituellement d'allure plus discrète.
Observez bien : entre des pilastres ornés de candélabres, trois arcades ouvrent le rez-de-chaussée. Au dessus, court une frise avec des écussons et médaillons qui encadrent des bustes dans des couronnes de feuillage. Ces motifs sont typiques de la Renaissance italienne.
Dans la partie haute, on distingue une galerie fermée qui était éclairée par des baies à meneaux.
Sous les voûtes, sont représentées des scènes inspirées de la mythologie gréco-romaine par exemple les travaux d'Hercule, et sa lutte contre le lion de Némée. Au bas des pilastres, remarquez quatre divinités romaines qui symbolisent les éléments : de gauche à droite, Neptune pour l'eau, Atlas pour la terre, Eole pour l'air et Vulcain pour le feu.
Au cours des siècles le bâtiment est transformé par ses propriétaires successifs. En 1822, il est acquis par le colonel de Brack, qui fait transférer, pierre à pierre, cette seule façade à Paris. On l'adapte sur un nouveau bâtiment et on la restaure avec quelques erreurs... comme l'ajout de médaillons de François II, Henri II, Catherine de Medicis et Diane de Poitiers, personnages ayant vécu après la réalisation de cette façade.
En 1956, l'immeuble parisien est vendu à un promoteur immobilier avec une condition de vente : que la façade revienne en son lieu d'origine.
C'est ainsi, qu' elle revient à Moret, où elle est remontée dans la cour de l'Hôtel de ville.
Quittez la cour de l'Hotel de ville et empruntez la rue des Petits Chaumes et prenez la première à gauche, la rue du puits du four. Arrêtez-vous au musée du sucre d'orge. tapez 3.
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