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Quartier Antigone

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Quartier Antigone

L'architecte Ricardo Bofill a dessiné ici le nouveau Montpellier.

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Le quartier Antigone
Imaginé dès 1977, il a été construit dans les années 1980/2000 sur des terrains militaires pour prolonger l'Ecusson, le centre historique de la ville, vers le sud de Montpellier, vers la mer.
Le projet est présenté avec l'ambition de construire autrement une cité.
" On pense premièrement à l'habitant ".
Ricardo Bofill, architecte
" On pense aux espaces publics, on pense aux espaces sociaux, on pense au destin de la ville, et derrière cela il y a le privé, il y a les commerces, il y a les habitations. Mais on pense avant aux espaces sociaux. On a fait cette enquête, on consulte, on parle avec tout le monde et après on va faire évoluer le projet en gardant les grandes lignes mais en intégrant l'avis de la population. Ca c'est très important. Mon rôle, c'est d'essayer de traduire le rêve ou le désir de la mairie en terme d'architecture. Pour cela, comment je m'y prends ? Je m'y prends en essayant de garder surtout tout ce qui est espace public.
Moi, toute ma carrière, j'ai choisi l'architecture sociale. Alors ou je fais bien, ou je fais mal mais je fais en dedans de ces thèmes là ".
Depuis les années 60, Bofill redessine des quartiers dans le monde entier. A Bordeaux comme à Boston ou Kobe, il rejette le principe des ensembles HLM et affirme vouloir faire des monuments pour le peuple.
Son idée ici, c'est donc qu'il faut habiter autour des places. Les habitants de Montpellier découvrent d'abord la place du Nombre d'Or entourée de ces bâtiments en béton de couleur jaune ocrée qui rappelle la pierre de Montpellier. La structure est coulée sur place mais les façades sont montées avec des panneaux préfabriqués. Le plus délicat, sera d'accrocher les corniches. Certaines pèsent jusqu'à 8 tonnes et sont avancées en porte-à-faux de 5 à 6 mètres. Au départ, ce style qualifié de néoclassique par Ricardo Bofill surprend.
"Je sais que la France est un lieu de rencontre et de cultures différentes. Il y a une culture que je défends, c'est la mienne, c'est la culture latine, méditerranéenne.
Et ici, l'inspiration vient de l'architecture de la Grèce Antique. Le projet est donc baptisé Antigone, le nom de la fille d'Oedipe dans la mythologie.

Je voulais toujours faire une place en France, de la forme d'une immense coupole qui va sortir. Cette coupole est coupée. Et la vraie coupole, c'est le ciel. Et comme on est dans un pays ou le ciel est bleu, et la nuit, il y a des étoiles, cette coupole coupée à la manière de Boromini, elle va montrer toutes les étoiles. "
La place du Nombre d'or devient le symbole du quartier Antigone. Les logements sociaux côtoient les appartements de standing. Et tous bénéficient de la proximité immédiate d'équipements publics et culturels tels qu'une piscine olympique ou, une médiathèque d'agglomération pensée par Chemetov.
Aujourd'hui, avec ce principe, on peut donc habiter, travailler, se promener ou faire du sport en un même lieu. C'était bien l'idée de Ricardo Bofill.
Et observez l'axe qu'il a dessiné ici : une succession de places qui part du Nombre d'Or, traverse la Coupole pour aller enjamber le Lez au pied du Conseil Régional
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