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Voie romaine

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Voie romaine

Le col du Montgenèvre était dans l'Antiquité le col le plus fréquenté des Alpes

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Le col du Montgenèvre était dans l'Antiquité le col le plus fréquenté des Alpes. Exposé au sud à l'abri des avalanches, il se trouvait sur une grande voie de circulation naturelle formée par deux importantes
Vallées : la Durance menant vers Arles et la Dora vers Turin.
Les rivières qui y prennent source portent un nom que l'on retrouve couramment pour les cours d'eau des alpes : dur ou dor qui évoque leur tempérament torrentiel. Leurs destinées pourtant s'opposent : Adieu donc, ma soeur la Durance ! Nous nous séparons sur ce mont, Toi, tu vas ravager la France, Je vais féconder le Piémont !
Après une première incursion des légions romaines en 121 avant JC, une route fut construite pour relier Rome à Narbonne : la Via Domitia. L'itinéraire ainsi créé permit à Jules César de faire une percée dans les Alpes vers la Provence.
Tout d'abord militaire, la route devint naturellement commerciale. Au Moyen âge, elle fut un véritable trait d'union entre les communautés des deux versants et accrut les échanges entre Avignon, où résidaient les papes, et Rome.
Les rois de France, à l'instar de François 1er, découvrirent rapidement son intérêt stratégique pour aller guerroyer en Italie.
En 1713, le traité d'Utrecht fit perdre à la France les vallées de Suse et de Pignerol et transforma le col en frontière. Pour améliorer le roulage, l'ancien chemin muletier fut rendu carrossable sous Napoléon. Les habitants firent ériger un obélisque en son honneur.
Cette colonne est une réplique d'une borne milliaire antique mentionnée dans les archives. Elle indique au voyageur qu'il se trouve dans la province des Alpes Cottiennes, du royaume de Cottius, qu'elle a été rénovée par l'empereur Antonin. Elle donne les distances et directions des villes les plus proches : Suse, Turin, Briançon et Marseille.
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