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Patrimoine fortifié

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Patrimoine fortifié

La région de Briançon compte plus de 20 de forts bâtis au fil des évolutions de l'artillerie

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La région de Briançon compte plus de 20 de forts bâtis au fil des évolutions de l'artillerie. Huit ouvrages à la Vauban furent édifiés sous Louis XIV et Louis XV pour défendre la ville et la nouvelle frontière établie en 1713 au col du Montgenèvre. A la fin du 19e siècle, l'allongement des portées de tir des canons à 10 km, la défaite de Sedan et l'unité italienne conduisirent les autorités militaires à moderniser les installations. Le plateau des Gondrans, qui domine le bassin des sources de la Durance, constituait un cheminement aisé pour les troupes ennemies. Un projet d'organisation défensive sur près de 2 km de longueur fut élaboré afin de positionner en permanence 800 hommes. Entre 1885 et 1910, on construisit 5 ouvrages : le fort C et les ouvrages A, B et D ainsi que le blockhaus du Janus .
Ce dernier, modernisé à partir de 1931, porte, comme le sommet, le nom du Dieu romain à deux têtes car il a des vues sur 360°. Ce nouveau fort, de type Maginot, prévu pour 220 hommes était composé de 8 blocs de combat, une galerie principale de 345 m de long, une caserne, une cuisine, une infirmerie, un PC, un central téléphonique et une usine.
Le Janus fut un des rares ouvrages du secteur à connaître l'épreuve du feu en juin 1940. Il fut touché par les canons du puissant fort italien du Chaberton qui le dominait de près de 600 m et participa, sous le commandement du Lieutenant Miguet, au réglage des tirs qui détruisirent 6 des 8 tourelles que comportait cette batterie italienne. Le Janus est complété par le Gondran E. Idéalement placé sur la crête des Anges, il pouvait surveiller les sources de la Durance et la vallée de Cervières.
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