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Les Alberts, habitat traditionnel

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Les Alberts, habitat traditionnel

Le village des Alberts était jadis le dernier avant la pénible ascension du col de Montgenèvre

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Le village des Alberts était jadis le dernier avant la pénible ascension du col de Montgenèvre. Les voyageurs y faisaient halte et son nom viendrait du souvenir d'anciennes auberges. Les habitants étaient surnommés les babi, qui signifie crapauds en patois, car la grande plaine très humide en abritait de nombreux.
L'habitat traditionnel y est particulièrement bien conservé. Les maisons, mitoyennes, concentraient autrefois sous un même toit : un logis de taille réduite, une vaste écurie où cohabitaient en hiver hommes et animaux et une importante grange fenil. Les façades principales au sud sont souvent ouvertes sur un grand vestibule abrité, la court, qui distribue la circulation. Elles ont retrouvé les couleurs à l'ancienne faites de pigments naturels mélangés à la chaux et s'ornent de cadrans solaires. Le plus remarquable est le plus ancien. Il porte deux dates : 1830 et 1934 et la lettre M initiale de Moullet, le propriétaire de la maison. La table horaire est délimitée par un ovale ocre rouge entouré d'une élégante guirlande de fleurs.
Côté nord, les parties basses laissent apparaître les pierres grossièrement équarries. La baie charretière s'ouvre dans un arc en plein cintre. L'espace réservé à la grange présente un matériau plus léger, le pan de bois, fait d'un mélange de chaux et de plâtre coffré entre des planches et percé de trous d'aération.
L'école, du 19e siècle, a conservé son aspect 3e république avec ses trompe-l'oeil colorés et sa maxime : pro patria labor amor : pour la patrie, le labeur et l'amour de la famille.
L'église, dédiée à Saint Antoine, a été construite à partir de 1688 en remplacement d'une chapelle plus ancienne. D'importants travaux furent réalisés en 1891 par des maçons italiens. Le clocher à 2 étages est coiffé d'un dôme surmonté d'une croix comme à la collégiale de Briançon. L'édifice comporte une nef unique voûtée d'arêtes, une abside semi-circulaire et une tribune de Pénitents datée de 1765.
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