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La chapelle de la croix

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La chapelle de la croix

La partie la plus ancienne du couvent abrite le sarcophage d'Adalric

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La chapelle de la croix
Nous sommes dans la partie la plus ancienne conservée du couvent, la partie romane, qui date du 12ème siècle. Cette période romane correspond au renouveau de Hohenbourg, sous l'impulsion des abbesses Relinde puis Herrade. C'est une ère de développement qui s'ouvre alors pour le couvent.
Comment repérer les éléments architecturaux de la période romane ? Observez bien. Le grand pilier central est typique. Et les grands arcs en plein cintre, c'est à dire des demi-cercles, vont caractériser toutes les ouvertures, qu'il s'agisse des portes ou des fenêtres.
Le 12ème siècle, est donc le siècle du renouveau, notamment culturel, pour le Mont Sainte-Odile. L'imprimerie n'existe pas encore, et les textes sont donc tous recopiés à la main... Une opération qui nécessite du temps, et de l'érudition. Logique donc qu'elle soit confiée aux établissements religieux. Le couvent ne fait pas exception, comme l'explique l'historien Jean-Marie Le Minor.
"Ces manuscrits sont recopiés dans de nombreux monastères en Europe. Effectivement, sous la direction de l'abbesse Relinde, puis de l'abbesse Herrade, dite de Landsberg, vont se développer toute une série de manuscrits qui seront enluminés sur place."
Dans cette chapelle, se trouve le sarcophage du duc Adalric, encore appelé d'Etichon, le père de Sainte-Odile. Un sarcophage qui n'est probablement pas celui d'origine, puisqu'il est postérieur à l'époque mérovingienne. Ses ossements ont été redécouverts en 2011. Jean-Marie Le Minor.
"Les reliques, elles-mêmes, du père de Sainte-Odile, étaient conservées dans un reliquaire spécifique. Elles avaient disparu après les réaménagements dans les années 1930 du secteur de la chapelle de la Croix et elles ont pu être, avec bonheur, retrouvées lors de sondages qui ont été effectués dans le mur derrière le sarcophage actuel."
On ignore pourquoi les restes d'Adalric ont été placés ici plutôt que dans un reliquaire visible de tous, mais on estime que les autorités de l'époque y ont vu un emplacement symbolique qui éviterait, en plus, tout risque de dégradation.
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