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La bibliothèque

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Le lieu où l'on entreposait la connaissance

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La bibliothèque
Tout d'abord, sachez que, pour des raisons de sécurité, l'accès à la bibliothèque est impossible au grand public... On y monte par un escalier trop étroit pour pouvoir évacuer les lieux en cas de besoin...
Mais vous pouvez aisément imaginer... La salle de la bibliothèque est en tous points identique à celle de la chapelle de la croix, avec son pilier central... Les arcades qui l'entourent sont fermées par des portes vitrées installées au 19ème quand cet espace a été transformé en bibliothèque. L'un de ces meubles recèle une ouverture qui mène à une pièce condamnée... C'est par là, dans les années 2000, qu'un cambrioleur qui a défrayé la chronique a emporté de précieux incunables.
Des ouvrages revenus depuis dans la bibliothèque.
Le couvent a toujours abrité un lieu de travail et d'écriture. En témoigne bien sûr, le célèbre Hortus Deliciarum, ou Jardin des Délices, véritable encyclopédie de la chrétienté, écrit ici-même par l'abbesse Herrade de Landsberg au milieu du 12ème siècle...
"Tout monastère, tout couvent, ou tout lieu religieux, au Moyen Âge, avait une bibliothèque... Jean-Marie Le Minor est historien du Mont Sainte-Odile. C'était à la fois le lieu où on entreposait la connaissance, et le lieu, où, effectivement, à partir des textes, on pouvait participer à une méditation vis-à-vis d'auteurs anciens. Cette bibliothèque ancienne a disparu lors de l'incendie du Mont Sainte-Odile en 1546, donc toute la bibliothèque médiévale a disparu, hormis quelques exemplaires... Et c'est le cas du fameux Hortus Deliciarum, -qui a été récupéré par l'évêque, ensuite entreposé à Strasbourg, et qui a disparu donc en 1870- vestige de l'ancienne bibliothèque du Moyen âge."
En 1853, lors du rachat du Mont Sainte-Odile, cette pièce était consacrée au chemin de croix, d'ou son nom de " Calvari " dans la tradition populaire. Le chanoine Schir la fera restaurer et la transformera en bibliothèque.
Elle accueille alors des dons, notamment de grands couvents et du grand séminaire de Strasbourg qui dispose d'une collection très riche. Il s'agit souvent de doubles, des exemplaires intéressants d'un point de vue historique, mais qui n'auraient aucune valeur si un voleur cherchait à nouveau une porte dérobée ...
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