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La mise au tombeau

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La mise au tombeau

Cette merveilleuse polychromie sur bois de noyer réalisée à la fin du XVème siècle présente une scène que l'évangéliste Jean raconte dans le Nouveau testament.

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Nous sommes devant la mise au tombeau, située dans la dernière chapelle de droite avant le choeur.
Cette merveilleuse polychromie sur bois de noyer réalisée à la fin du XVème siècle présente une scène que l'évangéliste Jean raconte dans le Nouveau testament.
---------------------------------- musique -----------------------------------------
Voix de conteur
(...) Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus. Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d'environ cent livres de myrrhe et d'aloès.
Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c'est la coutume d'ensevelir chez les Juifs.
Ici, 7 personnages assistent à l'enterrement du Christ.
Joseph d'Arimathie, à gauche est reconnaissable à la bourse pendue à sa ceinture.
C'est le seul disciple de Jésus qui possède de l'argent.
En face de lui, Nicodème symbolise l'autorité religieuse.
Marie, les mains jointes, est soutenue par Saint-Jean.
Notez au passage l'anneau que porte Marie à l'annulaire de la main gauche.
Aux côtés de Jean, Marie-Madeleine tient une sorte de mouchoir et les aromates de l'embaumement.
Ces trois personnages sont encadrés par deux pleureuses.
Au-delà du caractère dramatique de cette scène, où chaque visage est caractérisé, vous avez sous les yeux un véritable défilé de mode du milieu du XVème siècle.
Les costumes de l'époque, masculins et féminins sont représentés ici dans leurs moindres détails : manteaux, larges chasubles, robes, voiles, tout y est !
Cette oeuvre date donc du début de la Renaissance, époque à laquelle l'abbaye est reconstruite dans le style gothique.
Au XVème siècle, les femmes de la ville viennent chercher de l'eau dans le cloître. Moins isolés, les moines mènent une vie beaucoup moins rigoureuse que leurs aînés !
Au fil du temps, la vie entre partout dans le monastère, y compris dans cette église comme le raconte Georges, guide à l'office du tourisme de Moissac.
Par exemple, des gens mangeaient à l'intérieur des églises. Pas tellement à Moissac, mais plutôt à Toulouse, on reprochait aux habitants de faire trop de bruit en mangeant des noix ! Il y avait aussi quelques difficultés parce qu'on réglait ses comptes avec son voisin à l'intérieur même de l'église.
- La population assistait aux mêmes messes que les religieux ?
Pour les grandes célébrations, oui, pour Pâques ou pour Pentecôte. Après il y avait une église par quartier, par paroisse.
Dans l'église, les moines prennent toujours place à l'Est, au plus près du levant, plus exactement dans les jolies stalles, sur votre gauche.
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