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Le monastère de San Placido di Calonerò

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Le monastère de San Placido di Calonerò

Un grand ensemble témoin de sept siècles d'histoire

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C'est l'une des rares oeuvres de la Renaissance italienne de la Province. On y accède en empruntant la route vers le village de Pezzolo à partir de la route nationale 114, jusqu'en en haut de la colline. De là, vous pouvez admirer le monastère, surnommé "Le Vieux", dans lequel des moines bénédictins ont vécu à partir de 1361. Quelques années plus tard, le comte Andrea Vinciguerra d'Aragona donne aux moines l'annexe de son château. C'est ici que seront posées les bases de la nouvelle abbaye ... Les travaux s'achèvent en 1486 avec l'intégration, dans un seul ensemble, du château, de l'église, des dortoirs et des autres pièces. Le nouveau monastère sera appelé Calonerò, du grec moderne Kalo beau et de Néron eau à cause du torrent qui coule près de là.Devinez qui a été logé dans ce monastère de Messine? ... Charles 5 ! De retour de la ville de Tunis, après avoir combattu les musulmans en 1535, le roi est resté 3 jours à San Placido. Abandonné en 1663, par peur des attaques, l'abbaye sera utilisée comme rempart lors de la révolte anti-espagnole de 1674, puis elle deviendra le siège des insurgés pendant les émeutes des Bourbons de 1848 à 1860. En 1866, le monastère sera acheté par la Province de Messine. Son architecture laisse entrevoir les étapes clefs de son histoire : la partie médiévale relative au château de Vinciguerra, la partie Renaissance divisée en 2 grands cloîtres à colonnes ioniques, la partie 19ème siècle et contemporaine résultat des adaptations de l'édifice religieux pour l'installation de l'école d'agriculture.
Comme on le sait, le monastère se nomme San Placido ... mais qui était cet homme? Il a vécu au 6ème siècle. Noble de naissance, il est un homme humble et dévoué à son prochain. Disciple de Saint Benoît de Nursie, il fondera, dans sa ville natale de Messine, le troisième monastère bénédictin après ceux de Subiaco et de Cassino. Près du monastère, il fera construire une église dédiée à l'évêque de Messine et à Saint Jean-Baptiste ; elle porte encore ce nom et est située Via Placida. Bientôt, 30 jeunes prêts à appliquer pleinement la règle du Ora et Labora (Prie et travaille) arrivent au monastère.Mais en 541 les musulmans, dirigés par le terrible Général Mamuca, débarquent à Messine et pillent tout. Les 30 moines sont emprisonnés et exécutés. A San Placido, tous ceux qui incitaient à rester fidèle au Christ ont la langue arrachée. Le Saint, ses frères, sa soeur et deux de ses amis sont attachés ensemble et décapités. Les martyrs seront enterrés dans l'église Saint-Jean. On découvre leurs restes en 1586, pendant des travaux de reconstruction de l'Eglise.
On raconte que cette découverte aurait été à l'origine de prodiges. En effet, un simple contact avec les corps des martyrs et avec l'eau qui jaillit miraculeusement près d'eux guérirait de façon prodigieuse. En effet, la vie du saint a été riche en épisodes extraordinaires. En plus d'avoir fait jaillir de l'eau d'un rocher, il a également fait refleurir un olivier millénaire. L'arbre, qui date de l'époque du saint, a repris de la vigueur quand il a été replanté à l'Institut du Sacré-Coeur de Arcipeschieri où il est d'ailleurs toujours... Il est possible d'admirer la splendeur de cet olivier vieux de 1644 ans et d'honorer ainsi la mémoire de celui qui est devenu le saint patron de la ville.
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