Lijssenthoek la mort au quotidien >

Tombes françaises

Version mobile
English Néerlandais Deutsch

Tombes françaises

Les soldats français tombés au printemps 1918.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Tiens! Des tombes françaises!?
Oui. En plus du petit parterre que nous avons vu tout à l'heure, près de l'ancienne entrée du cimetière, Lijssenthoek abrite sur le bord exterieur de nombreuses autres tombes françaises. Elles datent des mois d'avril, mai et juin 1918. Ça correspond à la grande offensive printannière allemande lancée dans les collines, au sud d'Ypres.
Au total combien de français sont enterrés ici?
Exactement 658.
Ca m'étonne! J'avais cru comprendre qu'après guerre, les soldats français morts à l'étranger avaient été rapatriés.
C'est vrai. Après guerre en effet la plupart des morts français ont été exhumés pour être rassemblés dans de grands cimetières nationaux. En Flandre Occidentale, à Saint-Charles-de-Potyze, près d'Ypres. Ou à Notre Dame de Lorette dans le Pas-de-Calais. Mais à Lijssenthoek, les corps qui n'ont pas pu être rappatriés sont restés, et voilà pourquoi le cimetière français est important ici
Et les " trous " - si je peux dire- dans les rangées françaises?
Et bien, ces espaces vides correspondent aux exhumations. Et si on les additionne au nombre de tombes restantes, on arrive à un total d'un millier de soldats français qui reposaient à l'origine à Rémi Farm.
A l'inverse, les britanniques ont choisi de laisser leurs morts " sur site ".
Oui. Au plus près du champ de bataille. Un choix qui s'explique notamment par le respect dû au corps du combattant. On dit souvent DND. Do not disturb.
Ne pas déranger.
Voilà. Peu de cimetières du Commonwealth ont été regroupés. D'où leur grand nombre et souvent leur grande proximité.
Paul Charles Joseph Mesnard. Bien que français, lui n'a pas été " dérangé ".
Non. Il n'a jamais été rapatrié sur Fillièvres, la petite ville du Pas-de-Calais dont il était originaire. Séminariste quand il est appelé sous les drapeaux comme artilleur, il meurt dans les offensives dont je vous ai parlé. Le 17 juin 1918. Sa batterie est détruite par le feu allemand, il est sauvé des décombres. Mais il ne survit pas à ses blessures. Il avait 28 ans.
Retour haut de page