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Monument des Basques

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Monument des Basques

Un monument original en mémoire des soldats du Sud Ouest qui ont servi sur le Chemin des Dames pendant presque toute la Grande Guerre.

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Madame! Tenez votre livre. Il est tombé de votre sac!
Ah merci jeune homme.
" La force noire ". Par le colonel Mangin. 1910. Un vieux bouquin dites moi. Vous êtes historienne?
Non romancière. Je travaille à mon nouveau livre. Une saga familiale qui a pour point de départ l'arrivée sur le Chemin des Dames d'un soldat originaire du Bénin. C'est pour ça que je m'intéresse au bouquin de Mangin. Avant guerre, il avait une théorie sur la mobilisation massive dans les colonies. En gros, l'idée était de puiser dans le sang noir pour épargner le blanc. Au fait, je me présente: Sophie Baudoin.
Enchanté. Guillaume Naylor. Donc vous êtes en repérage. Comme moi! Sur les traces de mon arrière grand père. Il était brancardier ici. Je suis en route pour Craonne et je me suis arrêté au monument des basques!
C'est un hommage à la 36ème division d'infanterie. Elle était composée en majorité de soldats du Sud-Ouest de la France. Ils ont servi ici presque toute la guerre. En 14, ils tentaient de maintenir les positions, et en 17 ils participaient à la reconquête
La statue n'est pas très "guerrière" pourtant.
Non c'est vrai. C'est ce qui fait l'originalité de ce monument. Un paysan basque, béret traditionnel sur la tête, tournant le dos au front pour scruter l'horizon vers sa terre natale.
Bien moins lointaine que celle de votre héros. Il vient d'où déjà?
Du Bénin. On parle toujours de " tirailleurs sénégalais " mais ces hommes venaient de toutes les colonies d'Afrique Française... Mali, Niger, Burkina, Mauritanie et j'en passe...165 000 hommes au total. Beaucoup ne parlaient même pas le français et n'avaient aucun droit civique. 165 000 hommes venus faire la guerre des Toubabs, comme ils disaient, la guerre des blancs.
Et c'est ce brassage des peuples qui vous intéresse pour votre roman?
Oui en plus du brassage social. On retrouve toutes les professions dans les tranchées. Toutes les origines: instituteurs, paysans, ouvriers...toutes les classes d'une génération sacrifiée.
Eh bien! J'ai hâte de vous lire. Je vous laisse mon mail et on reste en contact ?
Bien volontiers.
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