Du bout du monde...à Beaumont Hamel >

Tranchée Saint John's Road

Version mobile
English Néerlandais Deutsch

Tranchée Saint John's Road

La tranchée de seconde ligne d'où s'élancèrent les terre-neuviens le 1er juillet 1916, le jour du lancement de la Bataille de la Somme.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
... La route de Saint John... En référence à la capitale terre-neuvienne... C'est dans cette tranchée qu'Andrew a rencontré Mayo Lind. On est à 200 mètres de la première ligne britannique, hors de vue des allemands. C'est une tranchée de soutien, elle abrite les troupes pour le renfort et les contre-attaques.
C'est dingue.. Tout autour on voit encore des trous d'obus. Et puis la tranchée de communication qui mène à l'avant. Saint John's road a été creusée par les terre-neuviens en mai 1916, peu après leur arrivée sur site. Tout en partageant une cigarette, Lind a raconté à Andrew, leur long voyage depuis Terre Neuve.
On a embarqué à bord d'un vapeur, le Florizel, avec les premiers contingents canadiens. Direction le Royaume-Uni, le camp Stobbs, en Ecosse, pour s'entrainer. On nous surnommait les " Blue Puttess ", rapport à la couleur de nos guêtres.
Et puis, en septembre 15, on a rejoint la 29ème britannique à Gallipoli. En Turquie. T'as surement entendu parler de cette tentative de débarquement. Un carnage! Surtout pour les britanniques et les australiens. Nous, on n'a pas fait les offensives majeures mais pas mal de gars y sont restés. Notamment à cause des maladies, la grippe, la dysenterie aussi. Moi j'ai eu la jaunisse cet hiver là.
Bref, on a été parmi les derniers à quitter cet enfer, toujours avec les britanniques, en janvier 16. Et là, direction la Somme. On est ici depuis avril. Va savoir comment ils l'ont su, mais à notre arrivée, les boches nous ont crié " Bonjour les peaux rouges ". Et depuis, ben, on attend la bataille.
Selon le plan initial, les terre-neuviens doivent entrer en action le 1er juillet 1916 vers 10h du matin, dans la troisième vague d'assaut. Leur but : s'emparer de la crête de Beaucourt, à 3 kilomètres environ. Mais en réalité, rien ne va se passer comme l'état major l'espérait.
Retour haut de page