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Miroir aux oiseaux

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Miroir aux oiseaux

Les murs au bord du canal étaient couverts de buissons...

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Nous sommes devant le miroir aux oiseaux.
Pourquoi appelle-t-on cet endroit comme ça ?
Et bien, autrefois, les murs au bord du canal étaient couverts de buissons, un paradis pour les oiseaux, qui se reflétaient dans l'eau... D'ailleurs, regardez, il reste encore un peu de verdure sur les murets à droite
Et les maisons de pêcheurs sur le quai, vous savez pourquoi elles sont multicolores ?
On dit qu'elles étaient repeintes avec les restes de peinture qui avait servi à pour les bateaux. Et puis, les mauvaises langues rajoutent qu'en plus, quand un marin rentrait trop saoul chez lui, il reconnaissait sa maison grâce à sa couleur ...
En parlant de couleur, le miroir aux oiseaux, c'est surtout les peintres qui ont fait sa renommée.
Attention ! Vous êtes sur un site classé ! Depuis 1942.
Les reflets de l'eau, les maisons de pêcheurs si typiques et cette atmosphère paisible ont attiré ici nombre d'artistes.
De grands peintres ont adoré le Miroir aux Oiseaux :
Delacroix, Corot, Loubon , Dufy et surtout Ziem . Félix Ziem était peut être bourguignon mais très vite, il se prend de passion pour la méditerranée d'abord, et ensuite Martigues.
Si vous visitez le musée qui porte son nom dans le quartier de Ferrières, la conférencière Josiane Seguin pourra vous raconter comment le peintre est tombé amoureux de Martigues.
" En fait, Félix Ziem est arrivé dans la région vers 1840. D'abord à Marseille. Mais il finit par découvrir Martigues où il est très intéressé par la lumière exceptionnelle. Il aime aussi le côté pittoresque de ce petit port. D'ailleurs il va ouvrir un atelier sur les rives du canal de Caronte.
Et donc Ziem est la référence à Martigues quand on parle de peintres orientalistes. Je pense qu'il a retrouvé ici la magie de ses voyages en Italie, en Orient ou encore en Afrique du nord.
Au début du siècle dernier, ce peintre a légué une de ses toiles à la ville et le musée ici porte son nom. "
Plusieurs toiles de Ziem se trouvent au musée, installé depuis 1982 dans une ancienne caserne de douanes du 19 ème siècle. On peut y voir aussi des oeuvres de Manguin , Dufy et Picabia.
Et Van Gogh dans tout ça ? Pendant l'hiver 1888, il prévoit de quitter Arles pour la Venise Provençale afin d'économiser un peu d'argent. Mais c'est au moment où il se dispute avec Paul Gauguin et se coupe le lobe de l'oreille. Il se retrouvera à l'asile de St Remy de Provence.
Maintenant retournez vous et regardez l'église de la Madeleine
On l'a surnomme ici la cathédrale. C'est dire si elle est importante dans le choeur des Martégaux. A l'extérieur, c'est un bel exemple du style baroque provençal. A l'intérieur, l'architecture est d'un baroque plus classique.
Vous serez étonné par son extraordinaire lumière. A la place de vitraux, il y a des vitres claires !
Son plafond de bois est fait d'un simple plancher de bateaux, et chaque travée correspond à une chapelle. Aux 17 ème siècle, ces chapelles étaient louées aux confréries de la ville.
Ainsi, les boulangers se recueillaient devant Saint-Honoré et Saint-Antoine, les maçons et menuisiers devant Saint Joseph et Sainte Anne, les bourgeois s'occupaient des autels de Saint Roch et Saint Sébastien, et les pêcheurs, de celui de St Pierre.
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