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Marennes

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Capitale de l'huître, Marennes devait d'abord sa richesse au sel, l'or blanc des marais.

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Nous sommes à Marennes, devant l'entrée latérale de l'église Saint Pierre de Sales.
Aujourd'hui capitale de l'huître, Marennes doit d'abord sa richesse au sel, l'or blanc des marais.
Je m'appelle André Froger de la Rigaudière . J'ai vécu à Marennes au XVIIème siècle. J'ai gagné beaucoup d'argent dans le négoce du sel puis dans le commerce triangulaire entre l'Afrique, l'Europe et les Amériques. A mon époque, le sel était indispensable à la conservation des aliments. Tout le monde en avait besoin ! Il servait de monnaie d'échange et pouvait remplacer les salaires.
Au XVIIIème siècle, ma famille a fait construire un hôtel particulier qui a accueilli, bien plus tard, les bureaux de la Sous-préfecture.
Le trésor royal prélevait sa part de ce lucratif commerce du sel. Cet impôt, la gabelle, sera supprimé à la Révolution.
De cette période fastueuse, Marennes garde de magnifiques hôtels particuliers, visibles autour du marché et sur la place Chasseloup-Laubat.
Dès le XVIIIème siècle, avec la concurrence étrangère, le sel de Marennes perd de sa valeur marchande. Les sauniers ont depuis longtemps trouvé dans l'huître un complément de revenu. Au fil du temps, ils seront de plus en plus nombreux à abandonner définitivement le sel pour l'huître.
Observons maintenant l'église.
Elle a été construite au XIVème siècle dans le style gothique de l'époque. Remarquez la porte, étrange, aux formes rondes, très différentes du reste du bâtiment.
A l'intérieur, la nef est large et bien éclairée. Les vitraux ont été restaurés au début des années 2000.
Si vous êtes courageux, montez les 292 marches du clocher. Vue imprenable sur la région ! Pour qu'on vous ouvre la porte, adressez-vous à l'office du tourisme ou au presbytère, en face de l'entrée principale de l'église.
Sur la terrasse du clocher, vous pourrez apercevoir l'estuaire de la Seudre enjambé par le pont, la presqu'île d' Arvert sur l'autre rive et au large, l'île d'Oléron.
Le département compte deux autres estuaires : celui dela Charente, au nord et de la Gironde au sud. Ce n'est pas vraiment un hasard selon l'hydrogéologue Jacques Lépine :
" Il faut s'imaginer que quand les Pyrénées se sont faîtes, il y a à peu près 65 millions d'années. De grandes failles ont joué et ont fait des grandes voussures qui ont permis à certaines roches qui étaient en profondeur de remonter à la surface. Nous sommes toujours sur ces grandes structures qui ont joué et nous avons de temps en temps, des petits tremblements de terre, qui relient toujours les zones pyrénéennes avec la Bretagne. "
Est-ce que ça a contribué à la formation des estuaires, ce genre d'épisode ?
" Absolument, puisque les estuaires sont parallèles à ces grandes structures, à ces grandes failles géologiques, qui rejoignent la surface jusqu'à la croûte terrestre. "
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