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La Tremblade

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La Tremblade

Le pont de la Tremblade offre un splendide point de vue sur l'estuaire.

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Nous sommes à La Tremblade, au bout du chenal. Nous vous proposons de prendre place sur l'un des bancs, sous le réverbère.
Profitons d'abord du panorama.
Sur votre gauche,
Le pont de la Tremblade offre un splendide point de vue sur l'estuaire. A traverser absolument !
Avant 1976, il fallait prendre le bac pour aller à Marennes. Dans le temps, c'étaient les femmes de La Tremblade qui ramaient ! On racontait qu'elles étaient très bavardes ! Beaucoup d'histoires et de rumeurs ont ainsi traversé la Seudre... Enfin, c'est ce qu'on dit !
Juste derrière le pont de la Seudre.
On aperçoit nettement le viaduc de l'île d'Oléron, construit en 1966.
Remarquez aussi le majestueux clocher de Marennes, qui domine l'autre rive.
Le chenal de la Grève n'est pas naturel. Il suffit d'observer son tracé, très rectiligne pour s'en rendre compte.
Il a été creusé au XVIIIème siècle en 4 ans.
C'est aujourd'hui le plus gros port ostréicole du bassin de Marennes-Oléron .
Pourquoi les deux rives du chenal sont-elles occupées ?
Sur la rive gauche, la plus accessible, ce sont les établissements d'expédition. On peut aussi y trouver des lieux de dégustation des huîtres.
Et sur l'autre rive ? A quoi servent ces cabanes ?
C'est là que les professionnels sélectionnent les huîtres, les mettent en casier, les lavent, etc. C'est une série de tâches à accomplir pendant l'affinage.
Depuis quand construit-on ce genre de cabanes ?
Même si l'huître fait partie depuis bien longtemps de l'histoire de la région, il faut attendre le XVIIème siècle pour lui trouver un caractère commercial.
Au départ, les ostréiculteurs, qu'on appelait alors huîtriers, n'avaient pas de cabane où déposer leurs huîtres. Dans les années 1800, les autorités délivrèrent les premières autorisations pour construire des abris en pierre.
Revenons un instant au paysage sous vos yeux
Dans les 12 000 hectares que représente le bassin de la Seudre, le mélange eau salée/eau douce attire une faune et une flore un peu particulières.
Jean Prou est biologiste et responsable du laboratoire régional de l'IFREMER :
" Il y a certains animaux qui peuvent vivre dans ces univers-là et d'autres qui ne peuvent pas vivre. L'huître, la moule, la palourde, la coque, certains crustacés vivent dans ces environnements-là. Ils s'y sont bien implantés, ils s'y trouvent bien. C'est pour ça que l'Homme a décidé un jour d'en faire l'exploitation. Au niveau de la flore sauvage, par exemple, on peut trouver la salicorne. C'est une plante qui pousse en milieu salé. On la trouve effectivement beaucoup dans les marais littoraux de la région et en particulier, dans l'estuaire de la Seudre. Au niveau des poissons ce sont aussi des écosystèmes, c'est-à-dire des environnements littoraux où on trouve des poissons particuliers. On peut citer le mulet, le bar, le maigre, les céteaux, la sole. Tous ces animaux-là vivent dans des endroits peu profonds, un peu dessalés, qui ont des caractéristiques particulières. Ce qui est intéressant souvent, c'est le goût d'un aliment : il n'est pas le même en Seudre qu'en Bretagne. "
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