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Vitrail des Confesseurs

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Vitrail des Confesseurs

C'est le deuxième vitrail sur la droite de la basilique, par rapport à l'entrée...

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Le Vitrail des Confesseurs.
C'est le deuxième vitrail sur la droite de la basilique, par rapport à l'entrée...
Au total, il y en a six.
Ils ont un point commun... Lequel ?
(deux-trois secondes de blanc)
Ils célèbrent tous Marie ! Elle est au centre de chaque vitrail.
C'est Marie, reine du ciel, inspirée des litanies de Lorette, pour les connaisseurs.
Ils sont tous conçus de la même manière aussi : on les lit de bas en haut, pour arriver jusqu'à Marie.
C'est une nouvelle manière de montrer que tout mène au ciel dans la joie. Et puis les couleurs sont vives en bas et de plus en plus pâles vers le haut.
Soeur Claudine Collinet nous rappelle la fonction de ces vitraux dans la basilique.
C'est en référence à Dieu qui est lumière, et qui passe à travers la transparence du vitrail. La deuxième fonction, c'est de véhiculer le message religieux, le mettre à la portée des visiteurs, à l'époque où ils ne pouvaient pas avoir de contact direct avec les évangiles ou la Bible.
Parlons de ce vitrail en particulier. Les Confesseurs..
" Confesseur ", ça n'a rien à voir avec le sens actuel. Dans les premiers temps de l'Eglise, qui étaient des temps de persécution, les confesseurs représentaient les chrétiens qui avaient eu le courage d'affirmer leur foi en face des persécuteurs et de garder leur fidélité au Christ jusqu'au bout, jusqu'à la mort.
Mais ce vitrail n'évoque pas la persécution. On peut donc comprendre " confesseur ", comme celui qui fait profession de sa foi et qui la vit en présence de toute la société.
Il y en a du monde sur ce vitrail!!
C'est un moyen de montrer la diversité de l'Eglise. A la fois sa manière d'évoluer dans le temps et la myriade d'actions qu'elle a menées dans la société et dans tous les pays
Alors qui sont tous ces confesseurs ?
Sur la partie gauche du vitrail: les pères de l'Eglise latine, et à droite, ceux de l'Eglise grecque. On représente l'Eglise universelle, avec des membres du clergé hongrois, bourguignon, allemand ou italien.
En bas à droite: les évêques de Lyon, avec aussi le curé d'Ars, en gris.
Au rang supérieur, aux pieds de Marie, on reconnaît saint Hilaire et saint François de Sales...
Je vous arrête, parce qu'un des personnages m'intrigue. Il semble important. L'homme au centre en bas, avec sa robe bleue brodée de lys dorés... c'est le symbole de la royauté, non ?
Oui. Il s'agit de Saint-Louis. Il tient dans ses mains la couronne d'épines...
Une relique d'une valeur exceptionnelle : la couronne posée sur la tête du Christ avant sa crucifixion. Elle est aujourd'hui conservée dans la Sainte Chapelle de Paris qui est représentée en second plan.
Derrière l'image de ce roi de France, le vitrail veut résumer un peu toute la chrétienté médiévale, toute la force de la religion, qui était l'âme du Moyen-âge. Il y a la dimension politique avec le roi et il y a la dimension chrétienne avec la Sainte-Chapelle, c'est très très fort. Quand on a construit Fourvière, la République est toute jeune et il y a encore dans beaucoup de coeurs, la nostalgie de la royauté, et la royauté représentant ce qu'elle a pu figurer avec St-Louis : un accord parfait entre le monde politique, le monde religieux et toute une société qui lui fait écho.
Et bien sûr, comme toujours à Fourvière, on retrouve Marie, ici Reine des confesseurs. Elle présente un Jésus qui est déjà grand. Il ouvre la main sur un très grand livre, symbole du contenu de la foi des confesseurs.

Pour une lecture plus exhaustive des vitraux, rendez-vous près de l'entrée. Des guides bénévoles vous attendent pour des visites commentées.
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