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Les jardins du rosaire et la maison de Pauline Jaricot

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Les jardins du rosaire et la maison de Pauline Jaricot

Dans les jardins de Fourvière, découvrez la maison et l'oeuvre de celle qui est considérée comme la mère des missions catholiques.

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Les Jardins du rosaire et la maison de Pauline Jaricot
En contrebas de l'esplanade de Fourvière, un havre de verdure couvre la colline. Ce sont les jardins du rosaire. Le chemin qui les traverse descend vers la Cathédrale Saint Jean. Cette promenade vous mènera à Lorette, la maison de Pauline Jaricot, une personnalité marquante du monde catholique.
Son destin est l'épopée d'une femme de caractère, au 19ème siècle. Une grande dame, annonciatrice du catholicisme social.
Dans les années 1820 elle vit au coeur d'une ville façonnée par le développement de l'activité textile, agitée par une situation sociale et politique troublée. Cette jeune fille lyonnaise dont le père est un riche soyeux, est " programmée " pour une vie bourgeoise confortable. Il en sera autrement.
C'était une femme très entière, une forte personnalité,
Gaëtan Boucharlat de Chazotte, secrétaire général des oeuvres pontificales missionnaires, nous raconte :
à l'écoute d'un sermon dans l'église st Nizier (...) elle va être bousculée dans sa foi et décider de changer radicalement de vie et de suivre le mode de vie des ouvrières de son père. Et avec ces ouvrières elle va commencer un petit groupe de prière, et va leur demander de partager un petit peu de ce qu'elles ont. (3'52)
Et puis elle va ensuite d'avantage institutionnaliser l'affaire en proposant de créer des groupes de 10 personnes, chacune de ces 10 personnes étant appelée à créer d'autres groupes
Cette collecte, appelée " l'oeuvre de propagation de la foi " va permettre de soutenir l'église catholique dans les pays les plus pauvres, et de développer des missions dans le monde entier.
Cette oeuvre de solidarité est un grand succès. Pauline décide alors de ce lancer dans une nouvelle entreprise : la création de " l'oeuvre du rosaire vivant " qu'elle installe bientôt à Fourvière.
Elle est très attachée au sanctuaire de Fourvière ()
4'48, elle va donc vouloir protéger ce sanctuaire, elle va faire acheter, ou acheter elle même l'ensemble de la colline pour y installer des communautés religieuses.( 5'07)
" L'oeuvre du rosaire vivant " repose sur une idée simple : distribuer entre quinze personnes l'invocation des quinze dizaines du rosaire. Chaque " morceau de prière ", cumulé aux autres aboutit à communion spirituelle incessante. Cette fois encore le succès est immense :
Ce qu'on sait c'est qu'à la mort de pauline il y a plus de 2 millions 250 mille associés à l'oeuvre du rosaire vivant rien qu'en France, et elle dit elle même ne pas savoir dénombrer les personnes adhérentes à l'oeuvre dans tous les pays du monde. Un petit clin d'oeil : le pape Jean Paul 2 disait lui même qu'il devait sa vocation de prêtre à l'appartenance à l'oeuvre du rosaire vivant en Pologne
Pauline Jaricot terminera pourtant sa vie dans la pauvreté. Ruinée par une nouvelle entreprise qui voulait l'amélioration du sort des ouvriers, elle meurt dans l'indigence, mais jusqu'au bout, elle offre sa vie à Dieu.
La maison de Lorette, accessible par les jardins est une maison dont les origines remontent au 15ème siècle. Inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques, elle est une splendeur architecturale : présentant l'oeuvre de Pauline Jaricot, c'est un lieu de mémoire, de prière et de mission.
Dans ses appartements et dans la belle chapelle Sainte Philomène, récemment restaurées et qui se visitent, on voit des objets rappelant les oeuvres missionnaires, dont une très belle collection de madones provenant de presque tous les pays du monde 

Merci de continuer votre visite, à bientôt.
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