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La façade de la basilique

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La façade de la basilique

Une façade très riche qui parle de foi, d'espérance et de charité.

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La façade de la basilique.
Une façade très riche qui parle de foi, d'espérance et de charité.
Observez bien : les éléments se répondent entre eux.
On commence par le sommet ? La croix ?
C'est la dernière pierre qui a été posée. Elle symbolise comme dans toutes les églises, la résurrection du Christ.
Ici elle fait écho au Lion de Juda, devant nous.
Judas, celui qui a trahi Jésus ?
Non. Juda, l'un des douze fils de Jacob, qui va donner naissance à la lignée de David, et donc au Christ.
Ce lion évoque donc la généalogie du Christ.
Mais pas seulement. Soeur Marie-Thérèse Théry y voit une autre interprétation.
La tradition au Moyen-âge, c'était que la lionne mettait bas des petits, mais mort-nés. Et, pour qu'ils vivent, il fallait que le lion s'approche et souffle sur eux. C'est très beau parce que le souffle évoque l'esprit, l'esprit qui a ressuscité le Christ et si vous regardez sur les deux pylônes qui sont à droite et à gauche, vous avez deux inscriptions, qui disent, à droite : " il s'est couché, pour se reposer, le lion de la tribu de Juda ". Et, de l'autre coté : " il est victorieux le lion de la tribu de Juda ", c'est ce qui évoque mort et résurrection. Donc, c'est bien l'intention de Bossan de présenter ce lion comme le Christ ressuscité.
Passons à présent aux deux frises. En haut à gauche... la misère... la maladie...>
La peste dont les Lyonnais ont été libérés grâce au voeu de 1643 ?
Oui c'est ça. Avec au-dessus d'eux l'ange Raphaûl, le guérisseur.
Donc à droite, c'est le voeu de 1870 formulé pour empêcher les prussiens d'envahir la ville.
Exactement, avec au-dessus l'ange Michel, le combattant. Les deux groupes se dirigent vers Marie. La Vierge en majesté présente son Fils comme source du salut..
Et la frise inférieure ? Celle qui est au niveau de la porte ?
Vous regarderez sur les côtés de cette frise, sur les murs des tours.
Et en face sur le côté droit c'est Caïn qui tue son frère Abel.
Le thème de la guerre>
Et les autres personnages sur la frise du bas ?
Ce sont des Lyonnais du XIXe. Ecoutons soeur Théry...
Vous avez, sur la gauche, des personnages -hommes et femmes- qui ont fondé des oeuvres qui s'adressent plutôt à la misère, par exemple Vincent de Paul qui recueillit les enfants perdus ; le curé d'Ars qui s'adressait à la misère du pécheur et qui était la miséricorde par excellence. Et, à droite, c'était plutôt des éducateurs qui vont lutter par l'éducation contre toute forme de violence, faire des hommes équilibrés et sages. Donc vous avez toujours le même thème.
Et sous les arcs, un peu dans l'ombre, pourquoi cet arc-en-ciel ?
C'est dans la Genèse, celui qui est apparu après le déluge. Le symbole de l'alliance entre Dieu et les hommes.
Et dans cette partie centrale, un peu en retrait de la façade, discrète presque, se trouve l'essentiel.
Ce autour de quoi tout s'articule. Trois anges portent chacun une inscription : Père, Fils, et Esprit Saint. C'est La Trinité.
La présence de Dieu.>
Bien.
Avant de rentrer dans la basilique, décalez-vous un peu sur la droite pour voir la chapelle de la Vierge.
C'est l'édifice le plus ancien, ici depuis plus de neuf siècles.
On y trouve des ex-voto, ainsi que des médailles offertes par les maires en respect du voeu de 1643. La vierge dorée a été installée le 8 décembre 1852, mais c'est une autre histoire. Poursuivez la visite pour la découvrir !
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