Le quartier des Etats Unis à Lyon, une utopie Réalisée >

Tony Garnier, un précurseur

Version mobile
English

Tony Garnier, un précurseur

Tony Garnier est un des précurseurs du Mouvement moderne. Un personnage à part dans le monde de l'architecture à l'époque...

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Tony Garnier, un précurseur
Nous sommes à l'angle des rue Cazeneuve et Arrachart, devant le mur peint de Tony Garnier. Ce visage, est celui de l'architecte du quartier.
Un quartier qui a été inauguré en 1934.
En même temps que le quartier des Gratte-ciels à Villeurbanne, l'un des autres sites du réseau des utopies réalisées, c'est bien ça ?
Oui, à quelques jours près. Mais Tony Garnier est un des précurseurs du Mouvement moderne. Un personnage à part dans le monde de l'architecture à l'époque...
Pourtant le lyonnais a remporté le Grand Prix de Rome en 1899, à 30 ans. Cinq ans à la villa Médicis à Rome, pour étudier l'architecture antique... C'est plutôt classique comme parcours.
Oui, mais c'est là que Tony Garnier se démarque. Il remet en cause " les anciens " aussi bien que le courant à la mode, l'Art nouveau... C'est là qu'il élabore un modèle de cité idéale qu'il baptise cité industrielle. Un projet dans lequel il puise tout au long de sa carrière pour l'ensemble des sites réalisés à Lyon.
Louis Piessat a été l'élève de Tony Garnier. Voilà, ce qu'il pensait de l'oeuvre du " patron "....

Reconstitution
L'héritage que le " patron " a laissé à la corporation est considérable. Il a créé l'urbanisme. De plus, c'est le premier à avoir traduit le béton armé dans une forme qui lui soit adaptée, jusqu'à cette époque-là les précurseurs du béton armé le revêtait d'une parure qui restait traditionnelle et classique. Tony Garnier a été le premier à penser que ce matériau nouveau supposait une esthétique nouvelle et c'est là le très grand pas que Tony Garnier a fait faire à l'architecture moderne.
Si on suit ce raisonnement, c'est aussi pour ça qu'il choisit des formes simples. Tout est très organisé. Des allées perpendiculaires, des bâtiments rectangulaires disposés en carré...
Oui, il combine deux logiques.
D'abord : les formes géométriques simples. C'est caractéristique de l'architecture moderne. Les carrés, les triangles, les ronds, cela parle à tout le monde.
La deuxième logique, c'est le zonage. Chaque zone doit avoir une fonction. Donc on ne met pas une usine à côté d'un logement, ou d'une salle de sports.
C'est vrai qu'on ne voit que des immeubles d'habitation ici. Il n'y a pas d'église ou d'hôpital?
Et bien dans son modèle de cité industrielle, Tony Garnier veut que les établissements de soins soient situés en haut de la colline, pour avoir le maximum d'air pur. Il faut des écoles, des lieux dédiés au sport et à la culture, et puis bien sûr un réseau de transports publics. En revanche, pas d'église, ni de prison ou de commissariat de police.
C'est plus qu'une cité rêvée alors, c'est vraiment une cité utopique !
Et bien, Tony Garnier a été très marqué par Emile Zola et son roman " Travail ". Comme l'écrivain, l'architecte réfléchit aux garanties du bonheur social. Autrement dit : travail, justice, éducation et santé. Conséquence : si la société se base sur ces valeurs, il n'y a plus besoin de religion, de répression ou d'institutions judicaires.
Et c'est ce concept de cité industrielle qui a influencé les architectes du Mouvement moderne, sur les autres sites des Utopies réalisées ?
Oui en partie, car Tony Garnier a fait le premier le lien entre urbanisme et habitat social. Il a tenté de créer le bonheur social, par l'architecture.
Pour écouter le prochain commentaire, longez par la gauche ce bâtiment, vous allez passer par une cour intérieure avec des pergolas, et déboucher ensuite sur la rue Joseph Chapelle. Traversez-la et retournez-vous pour faire face à la peinture murale des années 1900.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
Retour haut de page