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Les conditions de vie au début du XXe siècle

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Les conditions de vie au début du XXe siècle

Nous sommes rue Joseph Chapelle, devant le mur peint des années 1900

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Les conditions de vie au début du XXe siècle
Nous sommes rue Joseph Chapelle, devant le mur peint des années 1900.
Un tableau bien sombre... Vous voyez ce dédale de rues étroites, mal éclairées.... Des coupe-gorges où des hommes se battent....
Cette scène résume les conditions de vie au début du XXe siècle...
A Lyon comme ailleurs, les travailleurs affluent en ville. L'industrie recrute, mais les grands centres urbains ne sont pas préparés à cet exode massif...
Résultat : les ouvriers s'entassent dans des baraques en périphérie des villes.... Des taudis. Aujourd'hui on parlerait de bidonvilles. Et la situation n'est pas meilleure dans les logements existants : avec l'augmentation de la population, c'est le règne de l'insalubrité.
Et c'est ce qui révolte Tony Garnier. Il ne comprend pas que ceux qui travaillent dans les usines, qui fabriquent chaque jour les instruments du progrès, se retrouvent le soir dans des conditions de vie dignes du moyen-âge.
L'eau courante et l'électricité, ces ouvriers-là, ne connaissent pas !
L'urbanisation est lancée tous azimuts. Il n'y a pas encore de réflexion globale sur l'aménagement du territoire, et sur le logement social.
Quelques mécènes financent quand même des programmes d'habitat collectif... On peut citer par exemple les immeubles de Félix Mangini. Avec sa société des logements économiques de Lyon, ce philanthrope a permis de construire un millier de logements en dix ans : avec de grandes cours, des façades à redans et beaucoup de lumière....
Mais pourquoi la municipalité n'a-t-elle pas financé elle-même ces programmes de logements sociaux ?
Et bien, jusqu'en 1912, aucune législation ne le permet. Il faut attendre la loi Bonnevay pour que les collectivités locales s'y mettent. C'est à partir de ce moment-là que vont naître les offices publics d'habitations à bon marché , les ancêtres des offices HLM.
1912, c'est une année charnière à Lyon. C'est aussi l'année de création d'une commission de réflexion pour l'extension, l'aménagement et l'embellissement de la ville.
Embellissement ? Ca veut donc dire davantage d'espaces verts, de confort, d'hygiène ?
Disons que c'est avant tout une réflexion sur la répartition des activités dans la ville. On va distinguer les zones réservées à l'habitat et celles dédiées à l'activité industrielle. Et puis aussi, mieux penser les voies de circulation. Et qui participe à cette commission ?
Tony Garnier sans doute...
Oui. Et Jules Courmont. Un médecin lyonnais, professeur d'hygiène à la faculté. La prise de conscience est en marche. Il faut dire que la tuberculose fait des ravages dans les milieux ouvriers - dont est issu Tony Garnier-
C'est donc dans ce contexte que l'architecte réfléchit à sa cité industrielle idéale. Parce que le tableau que vous avez sous les yeux, lui, il n'en veut plus. Il rêve d'un monde meilleur. Une société qui parvient au bonheur grâce à l'architecture. Continuons notre ballade, pour voir s'il a réussi son pari.
Pour écouter le prochain commentaire, prenez la rue Joseph Chapelle sur votre droite. Arrivés au boulevard des Etats-Unis -que nous évoquons au point 6- traversez les rails du tram, puis longez sur votre droite, en remontant, jusqu'à la rue Théodore Levigne. Prenez-la à gauche, vous allez trouver sur l'un des bâtiments de droite, une peinture murale avec quelques lyonnais célèbres.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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