Le quartier des Etats Unis à Lyon, une utopie Réalisée >

Le plan des années 1920

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Le plan des années 1920

Nous sommes face au plan du quartier des Etats-Unis imaginé par Tony Garnier en 1920...

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Le plan des années 1920
Nous sommes face au plan du quartier des Etats-Unis imaginé par Tony Garnier en 1920....
Une commande passée par Edouard Herriot, le maire de Lyon, en 1917. Il veut construire un nouveau quartier pour les ouvriers.
C'est extrêmement vaste. On a l'impression qu'il s'étend sur plusieurs kilomètres...
A l'origine il doit occuper 5 hectares. Il faut loger 12000 personnes.
Les immeubles semblent plus petits que ceux qu'on a sous les yeux.
Bien vu ! Tony Garnier ne veut alors pas dépasser un rez-de-chaussée et trois étages : des habitations à taille humaine, conviviales et familiales.
Alors pourquoi sont-ils plus hauts finalement ?
Et bien, faute de moyens, la surface prévue pour répartir les habitants est cinq fois plus petite.
Même les nuls en maths auront compris qu'il faut augmenter le niveau des bâtiments, et on les porte à cinq étages. On est quand même loin des 11 étages du quartier des Gratte-ciels de Villeurbanne. Môrice Leroux élabore ses plans en même temps que Tony Garnier mais les deux hommes font des choix radicalement différents.
Voyons ce qu'en pense Fatima Azzhara-Khoubba. Elle a passé sa vie dans ce quartier et y habite toujours, peut-être une preuve qu'il est agréable ?
" L'architecture au sein même de l'appartement, je trouve qu'elle est bien réfléchie, le séjour est central, donc ça veut dire qu'on est obligé, plus ou moins, de se rencontrer tous, donc aller à la cuisine on passe dans le séjour, aller dans la chambre on passe par le séjour, du coup ça évite par rapport à d'autres types d'architectures, le long couloir, dans les logements sociaux on a souvent ce long couloir, du coup on ne communique pas, voilà c'est ce qui me plait essentiellement dans l'appartement typique Tony Garnier.
Des logements qui comportent deux à quatre chambres. A chaque immeuble correspond un type d'appartement.
Donc les familles nombreuses vivent toutes dans les mêmes bâtiments, et les couples sans enfants sont eux dans un autre immeuble ?
Oui, l'objectif, c'était avant tout de standardiser la construction.
Cela a joué aussi sur le choix des matériaux.
Comme sur les autres sites des utopies réalisées, Tony Garnier opte pour le béton. Ici on a des coffrages en béton-mâchefer.
C'est-à-dire qu'il est produit avec les déchets des usines métallurgiques et des hauts-fourneaux.
Dans le projet initial, Tony Garnier avait inclus des services publics, des écoles notamment ?
Oui, mais il faudra attendre les années 1950 et même 1960 pour que ces infrastructures soient bâties... La famille de Fatima Azzhara-Khoubba est arrivée ici dans les années 70...
" L'idée de Tony Garnier à la base, c'était d'avoir le commerce, les écoles et je trouve que même aujourd'hui il n'y a aucun problème, on a le tramway, les commerces de proximité et je pense que ça facilite pour les habitants, c'est pourquoi la plupart n'ont pas déménagé, enfin ma famille n'a pas déménagé. Enfin je trouve que c'est très important par rapport à certaines cités dortoirs où c'est une barre avec de nombreuses personnes, le parking et peut-être l'espace de jeu, l'environnement est important, enfin l'architecture justement, elle a une influence sur la qualité de vie. "
Et c'est le parti-pris de tous les architectes du réseau des Utopies réalisées. Améliorer les conditions de vie, grâce au cadre de vie.
Pour écouter le prochain commentaire, dirigez-vous vers le boulevard des Etats-Unis, et arrêtez-vous au niveau de feu de signalisation, juste avant les rails du tramway.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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