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La rénovation du quartier

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La rénovation du quartier

Nous sommes au square René et Madeleine Caille, qui a remplacé une ancienne école.

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La rénovation du quartier
Nous sommes au square René et Madeleine Caille, qui a remplacé une ancienne école. C'était ici autrefois l'une des limites du quartier des Etats-Unis. Dans les années 30, il n'y a rien au-delà du square, côté rue Jean Sarrazin, en direction du sud de Lyon.
Enfin si ! Il y a des champs.
Le quartier a gardé son ambiance de village où tout le monde se connaît.
A présent, voyage dans les années 80. Les immeubles ont déjà un demi-siècle !
Imaginez le décor : les façades sont abîmées, et surtout, côté confort, le quartier est loin d'être à la page. Pas d'ascenseurs dans les immeubles, et beaucoup de logements n'ont toujours pas de salle de bains digne de ce nom.
On hésite donc un temps entre rénovation et destruction pure et simple des immeubles.
Mais les habitants ne veulent pas en entendre parler. C'est donc un long programme de réhabilitation qui commence. Yvon Deschamps est le président de Grand Lyon Habitat, le bailleur social.
" Moi j'ai rencontré des locataires qui avaient encore sur leur sol des tomettes d'origine des années 30, donc ces appartements avaient vieilli, on n'a pas pu faire grand-chose sur la morphologie intérieure des appartements, mais la taille était pas adaptée aux exigences d'aujourd'hui, des petits appartements on retrouve d'ailleurs le même type de dimensions d'appartements aux Gratte-ciels à Villeurbanne, ce sont les années 30 où la cellule familiale vivait de façon complètement différente par rapport à aujourd'hui. Donc il a fallu moderniser ces appartements, installer des sanitaires des salles de bains correctes, prendre en compte le fait d'une population vieillissante, qui vieillissait sur place, les systèmes d'installation électriques étaient antédiluviens, les problèmes de chauffage, d'eau chaude amenés par le réseau de chauffage urbain, y avait beaucoup à dire aussi, bref il fallait relifter de façon forte ces appartements, c'est ce qui a été fait dans les années 80. "
Sur les façades, les balcons sont vitrés et transformés en bow windows.
Et pour redonner un coup de projecteur sur le quartier, on fait appel aux peintres de CitéCréation. Les peintures murales voient le jour.... Et les Etats-Unis deviennent un nouveau lieu de découverte du patrimoine architectural et artistique.... Un musée à ciel ouvert !!
De quoi ravir Fatima Azzhara-Khoubba. Cette habitante du quartier y a trouvé l'inspiration. Elle est devenue peintre elle-même.
" Il faut savoir aussi que par rapport à d'autres quartiers les fresques ont apporté, enfin pour moi elles m'ont apporté après par rapport à ma peinture, le sentiment qu'il y a de la créativité, il y a de la création et c'est pour tout le monde, on a de l'art même dans un quartier d'ouvriers, on a des peintures. Je pense que pour le quartier c'est une lumière en fait, enfin moi je le vois comme ça.
Il reste un témoin des années 30 : un appartement d'époque. Ce sont les habitants du quartier qui ont fourni les meubles pour qu'il existe une trace de ces logements. Pour le visiter, rendez-vous au musée urbain Tony Garnier, tout près de notre prochaine étape.
Pour écouter le prochain commentaire, prenez la rue des Serpollières. Elle est perpendiculaire à la rue Jean Sarrazin et elle longe le square. Remontez-là jusqu'au bout, jusqu'au niveau du Musée Urbain Tony Garnier. Et tournez à droite entre les immeubles, juste en face du musée.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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