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Les vitraux

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Les vitraux

Nous sommes à la croisée du transept.

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Nous sommes à la croisée du transept. Observez les vitraux qui ornent le fond de l'abside.
Au milieu : le plus important, le vitrail de la Rédemption.
Un chef d'oeuvre du XIIIe siècle. Il est même pris en modèle dans certains ouvrages scolaires pour illustrer l'art roman. Il retrace les principaux épisodes de la vie du Christ.
Et comme toutes les lancettes, ces vitraux en hauteur, il se lit de bas en haut pour conduire le regard des fidèles vers le ciel. Successivement : l'annonciation, la nativité, la crucifixion, la résurrection, le christ qui envoie les apôtres en mission, l'ascension et enfin le christ en majesté.
La représentation de la Nativité est surprenante. Jésus n'est pas au centre du médaillon et Marie détourne le regard.
Les explications de Jean Bernard, guide à la primatiale.
Et bien cet enfant jésus n'est pas dans une mangeoire, il est sur un autel, l'autel c'est le lieu du sacrifice, donc l'enfant vient de naitre mais il est promis au sacrifice pour la rédemption des hommes, alors Marie tourne la tête et donc cette représentation de Noûl qui devrait être un heureux événement, c'est très triste.
La crucifixion au contraire est plutôt joyeuse. Le Christ est vivant, et il n'est pas sanguinolent. Une manière pour l'artiste de rappeler que la mort n'a pas de sens si le Christ n'est pas ressuscité, l'essence même de la foi chrétienne.
Si vous regardez autour de vous vous verrez que la cathédrale regorge de vitraux.
Etienne Piquet-Gauthier est délégué épiscopal à la pastorale du tourisme.
La première vocation c'est d'apporter de la lumière dans le bâtiment puisqu'il faut bien imaginer les constructions sans éclairage public, donc soit avec la lumière des bougies soit la lumière du jour, et la deuxième fonction c'est de décorer ces verrières pour raconter les belles histoires de la Bible et la vie des saints.
Observez à présent les deux rosaces, de part et d'autre du transept. Ces verrières datent de 1240-1250 environ. Celle au Nord est de couleurs vives, un rouge chaud pour capter un maximum de lumière. En face au contraire, les teintes sont plus neutres car le vitrail est naturellement illuminé.
Commençons à gauche par la rosace Nord et sa myriade d'anges. Vous pouvez la lire comme une horloge. Jean Bernard..
Est-ce que vous voyez l'ange qui est à 3h sur fond bleu ? Cet ange-là, il est énervé, il lance les bras dans tous les sens, c'est le seul qui n'a pas d'auréole, c'est Lucifer, c'est l'ange qui s'est rebellé contre Dieu. A 9h, diamétralement opposé à lui, son vainqueur, l'archange St-Michel, le chef des armées célestes. Et dans les petits médaillons, deux sortes d'anges, les anges qui prient ceux qui ont suivi St-Michel, et les anges qui ont la tête en bas, ils sont en train de tomber sur la terre, ce sont les anges qui ont suivi Lucifer.
A droite, la rosace Sud présente, elle, la vie des deux Adam.... De 1h à 5h, celle d'Adam et Eve, et de 11h à 7h, celle de Marie et de Jésus, le nouvel Adam. A 6h, les deux Adam se rejoignent : le Christ sort Adam et Eve des enfers. A midi, il est sur son trône entouré des évangélistes.
Pour en savoir plus, des panneaux explicatifs sont situés sous chaque rosace. Il existe aussi un livre consacré aux vitraux en vente à la boutique.
Avant de poursuivre votre visite, jetez un oeil aux tableaux suspendus dans la primatiale, et dans les chapelles latérales. C'est une autre richesse de la cathédrale. Nombre d'entre eux sont de grande qualité, notamment ceux issus de la collection du Cardinal Fech, l'oncle de Napoléon 1er.
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