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Les vitraux Majorelle

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Les vitraux Majorelle

Une représentation de la sidérurgie et de ses hommes, en vitres et en couleurs.

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A première vue, cet " espace Jean Monnet " n'est rien d'autre qu'une Maison de la Formation. Et pourtant... Pourtant, il abrite un trésor insoupçonné : les vitraux Majorelle.
C'est l'un des derniers témoignages du passé sidérurgique du bassin de Longwy. Une activité qui en a fait la richesse et la renommée, dès 1865. Car ici, vous êtes dans l'un des berceaux de la sidérurgie longovicienne. D'un côté, vous avez l'usine du Prieuré. De l'autre, l'usine du Port-Sec. Les deux fusionnent en 1880, pour donner la Société des Aciéries de Longwy, qui fait de ce bâtiment son siège social, jusqu'en 1953.
Le directeur commande alors ces vitraux, uniques. Pour leur témoignage, mais aussi parce qu'ils sont réalisés par un artiste décorateur de l'école de Nancy : Louis Majorelle, qui fait ici une entorse à sa spécialité... l'ébénisterie. C'est en 1928, lors la construction du bâtiment. Michel Hénot a longtemps travaillé entre ces murs. Et il connaît l'histoire et l'esprit de la sidérurgie locale sur le bout des doigts...
A partir de 1920, la sidérurgie était florissante et les maîtres de forge faisaient appel à des artistes renommés pour illustrer le travail des ouvriers. On a essayé, à travers les vitraux, de glorifier le travail en montrant, justement, les gestes professionnels.
Dans la cage de l'escalier principal, 27 verrières sont réparties sur quatre niveaux. Voici une vision bien stylisée d'une usine sidérurgique...
En fait, les vitraux Majorelle c'est une bande dessinée de la sidérurgie. Elle exalte l'effort des hommes au travail : on voit leur musculature, donc on a la beauté du geste qui est mise en valeur à travers ce travail de l'artiste.
De haut en bas, descendez les escaliers...
Les fumées d'usines, le haut-fourneau destiné à la fabrication de la fonte, l'aciérie, le laminage,... Les étapes se succèdent et se complètent. Montez, descendez : parcourez les lieux à votre guise.
Un conseil : venez en fin de matinée, quand le soleil illumine les vitraux. Les couleurs flamboient, la palette se déploie : on en sentirait presque la chaleur de l'usine...
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