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Vitrine du Sacré Coeur

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Vitrine du Sacré Coeur

Observez les deux photos de la basilique de Montmartre à Paris. On ne le sait pas toujours mais ce monument trouve son origine à Loigny.

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Nous sommes devant la vitrine du Sacré Coeur
Observez les deux photos de la basilique de Montmartre à Paris. On ne le sait pas toujours mais ce monument trouve son origine à Loigny.
L'histoire commence au matin du 1er décembre 1870.
A cheval, le Général de Sonis emmène le 17ème corps vers St Péravy. Le Colonel de Charette est à ses côtés.
De Sonis : De Charette, le seul salut pour la France, c'est de retrouver la foi. Voilà pourquoi j'ai mis cette croix blanche sur mon fanion.
De Charette : Mais général, il y faudrait quelque emblème religieux plus marqué. Tenez, j'ai ce qu'il vous faut. "
Le commandant des Zouaves montre au Général de Sonis la bannière brodée par les visitandines de Paray le monial. De Sonis accepte cet étendard sur lequel est inscrit : " coeur de Jésus, sauvez la France ". On décide qu'un zouave serait son porte fanion.
Ce zouave, c'est Henry de Verthamon dont le portrait se trouve dans la vitrine en dessous de la réplique de la bannière, à gauche.
Au moment de l'assaut, il a donc brandi la bannière du Sacré-Coeur. Un geste rare dans l'Histoire de France mais qu'explique bien l'historien Patrick Nouaille-Degorce
" Tout est religieux, quand on charge, et qu'on arrive sur les Prussiens pour les embrocher, on crie Vive la France et vive Pie 9 ! La cause de Dieu et la cause de la France sont liées ... Il est évident que pour eux, cette charge c'est une procession qui se termine dans une montée au Calvaire. C'est ça. Le sergent de Verthamont qui portait la bannière, sur son lit de mort, a dit 'l'air était embaumé de vaillance, il me semblait que je montais au ciel.' Ce n'est pas suicidaire. On fonce, Dieu choisit. "
Dans la vitrine, au point 1 la manche de la capote du premier porteur de la bannière Henry de Verthamon. Il a été blessé : une balle a troué la manche.
Au point numéro 4, son gilet sur lequel on distingue le passage d'une autre balle en bas et à droite.
Henry de Verthamon est blessé à deux reprises pendant la bataille. On raconte que la bannière ne touchera pas le sol, que d'autres soldats la brandissent. Tous meurent au combat.
Finalement, l'étendard est ramené à Poitiers ou deux laïcs Rohault de Fleury et son beau frère Legentil forment le voeu de faire construire une basilique nationale en l'honneur du Sacré-Coeur
Le voeu est donc réalisé à Paris à Montmartre.
Observez dans cette vitrine au centre deux photos de la basilique de Montmartre en écoutant l'abbé Thevert
" La grande en couleur nous montre Charette qui salut du sabre et tient la bannière du Sacré Coeur de la main gauche, de Sonis à deux mains tend son arme dans un geste d'offrande "
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