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Vitrine du Général de Sonis

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Vitrine du Général de Sonis

Gaston de Sonis passera une grande partie de sa carrière militaire en Algérie. Il en partira 16 ans plus tard pour aller se battre à Loigny.

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Nous sommes devant la vitrine du Général de Sonis
Après une enfance passée en Guadeloupe ou il naît le 25 août 1825, Gaston de Sonis entre à l'Ecole militaire de St Cyr et devient Sous Lieutenant au 5ème hussard à Castres.
Ensuite, Gaston de Sonis passera une grande partie de sa carrière militaire en Algérie. Il en partira 16 ans plus tard pour aller se battre à Loigny.
Comment devient oeil général ? Antoine Bruneau nous raconte.
Lorsque la guerre éclate, lorsque la République est proclamée, le Général de Sonis demande à venir en France. Le gouvernement de la République, tout frais, voit quand même d'un assez mauvais oeil tous ces officiers catholiques revenir puisqu'à l'époque catholique rime souvent avec royaliste, donc il ne s'agit pas de destabliser le régime. Mais le général de Sonis leur répond que ce n'est pas grave, il démissionnera et trouvera bien une troupe qu'il l'acceptera en tant que simple soldat. Donc bon gré mal gré, ils le font venir pour prendre le commandement de la cavalerie du 17ème corps. Il arrive à Châteaudun pour prendre le commandement de cette cavalerie. Il cherche partout le Général commandant ce 17ème corps, il le trouve nulle part, il envoie un câble à Tours pour demander ce qu'il doit faire, ... et le gouvernement de Tours lui répond tout simplement de prendre la commandement du 17ème corps, Sonis leur demande jusqu'à quand ce commandement par intérim doit durer, Réponse : faites comme si c'était définitif. Voila comment Sonis devient général.
Le Général de Montcuy président de l'association des amis de Loigny nous parle de ce stratège
" C'était un tacticien. Il y a eu plusieurs engagements notamment en Algérie où il a fait preuve de ses grandes qualités de tacticiens et voire même d'organisateur et de concepteur de la mise en oeuvre de ses moyens. A tout moment ou il a été engagé il s'est conduit de façon remarquable. Avec son escadron, il a été engagé à la bataille de Solferino à un moment crucial et l'action de son escadron a peut être fait pencher la balance au bon moment car la situation était très critique. Et c'est d'ailleurs à cette occasion qu'il avait reçu la légion d'honneur. "
Mais à Loigny, la charge tourne au désastre. Pourtant, l'historien Patrick Nouaille de Gorce estime que le Général n'a pas manqué de bon sens :
" Le Général de Sonis a essayé de donner l'exemple. Si les 3000 hommes avaient suivi, le bois aurait été nettoyé plus vite. Et donc il y aurait beaucoup plus d'hommes et là il y avait des chances ... parce que les Prussiens avaient fort à faire avec le 37ème dans le cimetière, ça s'est battu jusque 7 heures le soir. Non ... personne n'a suivi, et le Général de Sonis a payé de sa personne. "
Fin stratège, de sonis est aussi très croyant et affiche ses convictions religieuses.
Monseigneur Robert, natif de Loigny :
" C'est un Chrétien qui donne du temps à Dieu, qui passe quelque fois des nuits en prière, quand il arrive dans une ville, il va d'abord dans l'église et saluer le curé. Et dans ses écrits, on sent qu'avant même 1870, la foi est une valeur déterminante pour lui. "
A peine mariée, Madame de Sonis comprend alors qu'il faut partager son coeur :
Voix de mme de Sonis : " Quelque fois, je rougis de le dire, j'ai éprouvé comme un peu de jalousie. Mon mari m'en reprenait doucement, me disant qu'il ne fallait pas être jalouse du Bon Dieu, que plus nous l'aimerions, plus aussi notre attachement mutuel serait durable. "
Observez dans la vitrine du Général de Sonis quelques objets et écoutez l'abbé Thevert :
" En bas à gauche, 8, vous voyez des jumelles qui ont appartenues à de Sonis le jour de la bataille. Une lampe à huile, un fanal qui signale la permanence du Général. Un encrier perfectionné de ce temps là. L'évangile en arabe. Sonis parlait bien l'Arabe. Et derrière 20, vous voyez la photo de Sonis avec deux véritables amis arabes. Au dessus un crucifix probablement venu de Terre Sainte. Au dessus de 16, l'abbé Bellot, le seul intermédiaire entre la guerre et aujourd'hui. Il a connu le curé de la bataille une quinzaine d'années, j'ai eu le plaisir de le connaître 8 ans. C'est lui qui a fondé le musée.
Au numéro 11, c'est une veste que le Général a portée, peut-être celle de la bataille.
Devant vous, il y a les bottes de la bataille et notamment celle de la jambe blessée. Elle a été ouverte à coup de rasoir.
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