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Vitrine des Zouaves Pontificaux et du Colonel de Charette

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Vitrine des Zouaves Pontificaux et du Colonel de Charette

Ces zouaves veulent rester ensembles pour maintenant servir la France.

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Nous sommes devant la vitrine des Zouaves Pontificaux et du Colonel de Charette.
Nous sommes à Toulon le 27 septembre 1870. Un bateau nommé l'Illysus vient d'arriver dans la rade. A bord : 1200 soldats venus de Rome. Ce sont les zouaves Pontificaux. Les troupes du pape n'ont pas pu empêcher le Roi d'Italie de s'emparer de Rome. Avant, la France avait déjà fait rapatrier son corps expéditionnaire.
Ces zouaves veulent rester ensembles pour maintenant servir la France.
Antoine Bruneau, membre de l'association des Amis de Loigny
" Le souhait de la majorité est de combattre ensemble puisque pour certains ça fait plus de 10 ans qu'ils combattent ensemble en Italie. Le gouvernement de Tours se rend bien compte qu'il est plus utile d'avoir ses hommes ensemble dans une unité constituées plutôt que des les dispatcher dans des régiments où ils ne serviraient à rien. Ce régiment rebaptisé Volontaire de l'Ouest se retrouve en unité constituée attaché au 17ème corps ... "
Pourquoi les a-t-on baptisés Volontaires de L'Ouest ?
Il fallait changer le nom de zouaves pontificaux. Le mot " Zouaves " prêtait à confusion avec les troupes d'Afrique, et " pontificaux " n'avait plus de raison d'être.
Général Gilles de Montcuy
Ces Zouaves sont appelées Volontaires de l'Ouest parce que le gouvernement Gambetta qui n'était pas du tout pour tout ce qui était clérical ne voulait pas entendre parler de zouaves pontificaux. Donc il y a eu une espèce de négociation entre lui et le Colonel de Charette. Et le nom de Volontaires de l'ouest a été accepté d'un commun accord
Sur ce nouveau nom, Il existe plusieurs explications :
L'Historien Patrick Nouaille de Gorce a longtemps travaillé sur les Volontaires de l'Ouest :
" Volontaires de l'ouest, visiblement dans l'esprit de Crémieux, c'est parce que tous ses gens sont des chouans ou des fils de chouans, donc volontaires de l'Ouest c'est très bien. Pour Charettte, c'est parce que comme on lui fixe un lieu de recrutement qui est au Mans, il pense que c'est des volontaires que l'on réunit dans l'Ouest. "

En réalité, ces soldats viennent de tout le pays et il y a même des étrangers. Qui sont donc ces soldats pas comme les autres ?
Patrick Nouaille de Gorce
" Ils étaient 600 à Tarascon, le temps que l'affaire se mette en place, il y en a 300 qui sont partis. Il n'y en plus que 300, essentiellement des officiers et des sous officiers. Il reste l'encadrement parce que c'est la discipline absolue, et puis ceux qui ne savent pas trop aller ou que faire. Bon essentiellement des Français, il y une trentaine d'origine étrangère, des brésiliens, des Suisses, quelques belges. "
L'officier qui se trouve à la tête des Volontaires de l'Ouest, c'est le Colonel de Charette.
Comme le Général de Sonis, lui aussi sera blessé pendant la bataille de Loigny. Son cheval est d'abord tué sous lui, il se dégage et mène la charge au sabre. Puis une balle lui traverse la cuisse. Le colonel est finalement fait prisonnier.
L'histoire raconte qu'un colonel Allemand est venu lui serrer la main et lui dire qu'il n'avait jamais assisté à aussi belle charge.
Le Colonel de Charette est un personnage étonnant. Antoine Bruneau de l'association les Amis de Loigny-Sonis : " C'est un personnage qui aime beaucoup le décorum. L'homme à la barbichette qui se coupera la barbichette pour pouvoir s'évader et ne pas être reconnu. Les morceaux de sa barbichette sont conservés au musée. "
Elle se trouve devant vous, dans la vitrine dans un médaillon noir au point numéro 14.
D'autres objets de la vitrine... avec l'abbé Thevert :
" En 4 képi, veston, photo de Lionel Royer, le peintre des fameux tableaux de l'église.
Au point numéro 5, on voit l'uniforme complet d'un zouave.
Au point 11, en avant à gauche, la couverture de l'un des porteurs de la bannière Jacques de Bouillé : le fils qui a pris la bannière du Sacré Coeur des mains de Henri de Verthamont, il l'a portée jusqu'aux premières maisons de Loigny et Charette ayant commandé la retraite, on entendit la voix de Jacques : A moi le drapeau je suis blessé !
Sur cette couverture, c'est un sabre qui a appartenu au Colonel de Charette. Il est joliment dessiné.
A gauche en 16, une ceinture de pénitence trouvée sur le corps d'un soldat.
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