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Tableau de la communion des zouaves

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Tableau de la communion des zouaves

Nous sommes donc à St Péravy la Colombe. Dans quelques heures, il va falloir se battre. Les soldats ont été réveillés pour la prière.

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Nous sommes devant le tableau de la Communion des Zouaves.
La scène se passe à St Péravy la Colombe, à 16 km de Loigny. Nous sommes le 2 décembre 1870. Il est 3 heures du matin.
" Le corps du christ....Amen... "
Le père Doussot, un dominicain devenu aumônier du 1er bataillon donne la communion au Général de Sonis. Les soldats sont des hommes de la Légion des Volontaires de l'Ouest. Celui qui les dirige est le Colonel de Charette. Il est représenté au centre, avec une barbichette.
Dans quelques heures, ces soldats iront se battre contre les Prussiens.
Quelques heures avant cette messe, ils marchaient encore dans le froid. A cheval, le Général de Sonis vient de loin.
Il y a quelques semaines, avant de se retrouver engagé dans cette guerre, il menait sa carrière en Algérie.
Mais quand la guerre éclate avec les Prussiens, il veut être au front. Au gouvernement français installé à Tours, il envoie un télégramme : " ... serait reconnaissant dire Ministre plutôt rester Algérie, aime mieux marcher à l'ennemi comme simple soldat. Excusez démarche que confie à votre patriotisme. Signé : Général de Sonis. "
Quelques jours plus tard, on lui notifie son retour en France. Il est nommé au commandement de la 1ère brigade de la division de cavalerie du 17ème corps d'armée à Châteaudun.
Mais qui dirige le 17ème ? Nouveau télégramme de Tours :
" C'est vous... "
Le gouvernement précise même que cette nomination est définitive. Mme de Sonis écrira plus tard
" Nos beaux jours venaient de finir... "

Nous sommes donc à St Péravy la Colombe. Dans quelques heures, il va falloir se battre. Les soldats ont été réveillés pour la prière.
Ecoutons le Général Gilles de Montcuy, président de l'Association des amis de Loigny
" Ils sont assez fatigués, ils ont fait une très longue marche, ils combattaient quelques jours avant dans la région de Brou. Sachant qu'il allait s'engager dans la journée, dans la nuit, le Général de Sonis qui était un grand chrétien assiste avec quelques zouaves à une messe qui est un petit peu une façon de reconstituer les forces spirituelles et morales avant de repartir au combat. "

Regardez le jeune homme qui tient un cierge à la main.
C'est le peintre, Lionel Royer qui s'est représenté sur son tableau.
Lionel Royer, est un jeune combattant des Volontaires de l'Ouest. C'est entre autre à cet artiste qu'on doit le célèbre tableau qui montre Vercingétorix jetant ses armes au pied de César. Regardez il s'affiche sur l'écran
Revenons au tableau. Observez l'homme à la barbe blanche. C'est le Marquis de Cloislin. Lorsqu'il s'est engagé, il avait plus de 60 ans.
Au total, ils sont une quinzaine à participer à cette messe. Le soir même, ils seront tués ou blessés.
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