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La bataille

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La bataille

Le 17ème corps se met en marche en direction de Patay. En fait, c'est à Loigny que les hommes du Général de Sonis vont se battre.

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Il est 4 heures du matin.
Le 17ème corps se met en marche en direction de Patay. En fait, c'est à Loigny que les hommes du Général de Sonis vont se battre.
Le Général de Montcuy nous expose la situation
L'idée de Gambetta était de libérer Paris en faisant une jonction entre des forces encore dans Paris et l'Armée de la Loire.
Loigny ça a été le point de rencontre de l'Armée prussienne et de l'Armée de la Loire. Les uns avançant voulant aller vers Paris et les Prussiens eux descendant voulant bloquer l'Armée de la Loire l'empêchant d'intervenir. Ils vont se retrouver à Loigny, où ils vont se trouver face à face le 4ème corps bavarois et des brigades prussiennes et en face d'eux, une partie de l'Armée de la Loire, le 16ème corps et le 17ème corps du Général de Sonis qui a en fait été réduit au volume de deux brigades
Reconstitution officier" Vous avez devant vous cette armée prussienne que vous venez de vaincre sous Orléans. Vous la vaincrez encore. Marchons donc avec résolution et confiance. En avant, sans calculer le danger ! Dieu protège la France ! "
Regardez l'écran et écoutez le Commandant Lambert de l'Association des Amis de Loigny-Sonis pour comprendre ce qui se passe ensuite en ce 2 décembre 1870
" La progression française se remet en route et prend le village de Loigny qu'elle occupait déjà en partie et se dirige vers un point assez sensible, c'est le château de Goury. Ca se fait à pied tout ça, on a surtout affaire à des fantassins. A 10 h du matin, Goury leur empêchera toute progression, Goury sera la difficulté qu'on ne pourra pas résoudre.
Les troupes françaises reculent, se replient pas forcément en bon ordre, rejoignent Loigny.
A 14h, c'est la panique totale parce que toutes les troupes se débandent, il fait très froid, le moral est tombé au plus bas. Le Général Chanzy qui commandait le 16ème corps appelle à sa rescousse le 17ème corps qui était en route vers le site et Chanzy dit à Sonis " et bien écoute, fais vite, parce que moi je me replie, c'est la panique, tu me relèves et tu me permets de me restaurer à l'arrière du site, je me replie. "
Les troupes du Général de Sonis vont maintenant entrer dans l'histoire....
" A 16 h, les éléments de Sonis sont sur le terrain. Son artillerie s'installe à Villepion, qui est un château qui avait été repris la veille et ouvre le feu sur Loigny.
A Loigny se trouve un régiment qui n'a pas pour consigne de se replier, et qui est encerclé en particulier dans le cimetière. C'est le 37ème de ligne du commandant de Fouchier. Les adversaires l'ont dépassé de 300 mètres. Sonis regroupe des volontaires, et en particulier les volontaires des zouaves pontificaux, les volontaires de l'ouest, regroupent des mobiles de Tours et de Blida. Ils sont 800. Et à 16h, Sonis ordonne une charge sur Loigny
" Que devais je faire alors, reculer c'était attirer sur nos pas l'ennemi et ajouter au désordre déjà produit par la fuite du 51ème. Aucune nouvelle du 16ème corps. Je ne voulus point me déshonorer et je me sentis fort pour le sacrifice que j'allais accompagner du consentement des 300 braves qui m'entouraient. Il me parut bon de mourir sous le drapeau qui les abritait. Tous ensemble, nous poussâmes un dernier cri : Vive la France, Vive Pie IX ! C'était notre acte de foi. "
On charge un bois qui était un point avancé des Prussiens avant le village de Loigny. Donc on part direction sud nord vers Loigny. Ce bois est à 300 mètres de la ferme, on ne doit pas se faire très gros, on part à pas de gymnastique, on ne tire pas car on n'a pas le temps de tirer, et le Général de Sonis, en tête à cheval, à ses cotés le Colonel de Charette. Ils attaquent le bois, le prennent d'assaut et atteignent les premières maisons de Loigny. La nuit commence à tomber, les Allemands Prussiens se sont ressaisis et repoussent les assaillants dans la nuit. Loigny reste entre les mains des Prussiens et l'histoire est terminée.
Mais l'histoire n'a pas oublié l'acte de bravoure des 300 zouaves Pontificaux qui ont chargé à l'appel du Général de Sonis
C'est la charge. Les Prussiens tirent de toutes parts et en quelques minutes des dizaines de soldats français tombent. Le général, blessé, arrête son cheval et se réfugie au sol. Les Zouaves encore debouts se lancent dans des combats au corps à corps L'ennemi, surpris, bat en retraite malgré sa supériorité numérique. Mais voilà qu'au bout de quelques minutes, l'armée prussienne, réorganisée, finit par reprendre le dessus.
Le Colonel de Charette est obligé de sonner la retraite
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