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Après la bataille de Loigny

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Après la bataille de Loigny

Avec cette guerre, les allemands sont considérés comme l'ennemi suprême.

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La bataille de Loigny aura fait 9000 victimes.
Le vrai début de la fin pour la France selon le Général de Montcuy, président de l'association des Amis de Loigny :
" Après la bataille, la guerre va durer jusqu'en janvier et un des derniers combats aura lieu à Ivry l'Evêque près du Mans. Le premier bataillon des Volontaires de l'Ouest sera encore engagé. C'est toujours Charette qui est le patron des Volontaires de l'ouest mais le premier bataillon sera engagé à Auvour et va reconquérir le plateau d'Auvour face aux Prussiens. Mais là encore, ce sera une victoire éphémère avec des pertes considérables. C'est la fin, il n'y a plus que des morceaux de bric et de broc pour constituer l'Armée Française. Elle n'est plus du tout capable de résister. "
Paris n'est donc pas libérée et capitule le 28 janvier 1871. en mars sera la révolte de la Commune de Paris.
Les Allemands entrent dans la capitale.
La France subit une défaite cuisante et - dernière humiliation,- le roi de Prusse Guillaume Ier est proclamé empereur de l'Empire allemand à Versailles.
5 mois plus tard, le 10 mai, le traité de Francfort met fin à la guerre. La France abandonne l'Alsace et la Lorraine.
Avec cette guerre, les allemands sont considérés comme l'ennemi suprême. Ce qui est paradoxal à Loigny, c'est que les familles, si elles ont toutes été traumatisées, ne gardent pas d'esprit de revanche, et les familles allemandes qui viennent se recueillir ici ont toujours été bien accueillies.
L'arrière grand-mère de Thérèse Robert, habitante de Loigny a connu les trois guerres. En 1870, elle se trouvait à Loigny dans la cave du presbytère. Et après plusieurs générations, la famille est restée marquée :
" Pendant la guerre de 40, nous étions en exode. Et je vois encore son visage terrifié, elle se cachait derrière une armoire quand les Allemands sont arrivés. Elle avait très très peur des Allemands. Elle avait 16 ans le 2 décembre 1870. "
Dans ma famille quand j'avais 8 ou 10 ans, après un repas assez copieux, mon papa disait toujours 'Encore un que les Prussiens n'auront pas !'. Cela s'est dit longtemps, longtemps... Je comprends maintenant ce que cela voulait dire car les Prussiens prenaient tout le ravitaillement "
Guy Moreau, habitant de Loigny raconte
" Ma mère a été élevée dans le culte de la haine des Allemands, et donc on craignait énormément les Allemands. Et la première fois qu'elle en a vu un, c'était en 1939, dans l'exode, elle a eu la peur de sa vie, Alors que cet officier Allemand lui a dit : " mais madame, n'ayez crainte, vous n'avez pas à avoir peur. " C'est le travail de la propagande qui rend les ennemis encore plus terribles qu'ils ne sont "
François Malon, vice président de l'Association des Amis de Sonis Loigny lui aussi nous livre un souvenir:
" Mes arrières grands parents à Pithiviers, contraints d'héberger un officier prussien. Ils craignaient que leurs enfants aient une attitude compromettante envers les Prussiens. Réaction de l'officier : " Moi aussi j'ai une famille ... soyez sûr qu'on fera en sorte que tout se passe bien, je veillerai sur votre famille. " Et c'est bien ainsi que les choses se sont passées. "
Plus 40 ans après Loigny, il y aura la première guerre mondiale, puis la deuxième. Mais après 1945, on met fin à cette série de conflits notamment grâce à la construction de l'Europe. En 1951, l'Allemagne, la France mais aussi la Belgique, l'Italie, le Luxembourg et les Pays Bas signent le traité de Paris qui institue la Communauté du Charbon et de l'Acier. C'est le début d'une longue aventure qui continue aujourd'hui dans 25 pays.
L'aventure européenne.
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