" Il me parut bon de mourir sous le drapeau qui les abritait. Tous ensemble, nous poussâmes un dernier cri : Vive la France, Vive Pie IX ! " Général de Sonis à Loigny en décembre 1870.   


Je me suis retrouvé dans la crypte face aux ossements de 1 300 soldats tombés à Loigny. Impressionnant et émouvant.   

David Aussillou

Loigny la Bataille

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Le secret du Général de Sonis

C'est l'homme que personne n'attendait. Le Général de Sonis aurait pu se décourager après la reddition de Napoléon III à Sedan. Mais à Loigny, en pleine Beauce, le Commandant de la 17ème Armée Française s'est battu jusqu'au bout face aux Prusses. Il avait une botte secrète.

Le premier surpris, c'est lui. " Qui dirige le 17ème corps d'armée ? " demande le Général de Sonis dans un télégramme au gouvernement français installé à Tours. La réponse est rapide et sans appel : " C'est vous ! " Lui qui rêvait

Incitations

Ne manquez pas de visiter le musée de la bataille de Loigny juste à côté de l'Eglise. Dans une des vitrines, vous apercevrez une veste que le Général de Sonis a portée, peut-être celle de la bataille. Il y a aussi ses bottes, et notamment celle de la jambe blessée. Elle a été ouverte à coup de rasoir.   
de monter au front pour se battre contre les Prussiens ne sera pas déçu. Mais cette nomination dépasse toutes ses espérances. Le Général ne sait pas encore qu'il va entrer dans l'Histoire.   
Le 2 décembre 1870, il est à Loigny, au coeur de la Beauce avec à peine deux divisions à sa tête. Après la reddition de Napoléon III à Sedan, l'ordre est de remonter vers Paris. L'Armée de la Loire est en train de craquer face à l'ennemi. Le Général de Sonis est peut être l'un des derniers à encore y croire. Très pratiquant, il abat ce jour là sa dernière carte : l'appel aux zouaves pontificaux. Ces volontaires catholiques chargés de défendre les territoires du pape n'ont plus de corps d'armée. Ils sont désormais sous le drapeau français. Avec eux, le Général de Sonis crée la surprise et fait même reculer l'ennemi pendant un moment. Cela se termine finalement en corps à corps puis une hécatombe pour les troupes du Général. Lui même tombe de son cheval, la jambe éclatée par une balle. Amputé, de Sonis échappe à la mort alors que la bataille a fait 9 000 tués.   
Son corps repose aujourd'hui dans la crypte de l'église de Loigny. L'église songe toujours aujourd'hui à en faire un Saint.

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Insolite

Le Général de Sonis sera peut être un jour un Saint pour l'Eglise Catholique. En 1929, pour son procès en béatification, le tombeau a été ouvert. 42 ans après la mort du militaire, les habits étaient moisis mais le corps encore intact. Sans vraiment aucune explication.  .   
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Photo de gauche : Français : La bataille de Loigny. Date : 1879. Auteur : Charles Castellani (1838 - 1913)
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