Lille : flânerie dans la vieille ville >

Place du Théâtre

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Place du Théâtre

Cet endroit était un peu le carrefour marchand de la ville.

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Cet endroit était un peu le carrefour marchand de la ville. Imaginez, le quartier grouillait de commerçants. Qu'on vienne du sud, du nord, des grandes villes drappières de la région ou d'ailleurs, on se retrouvait ici, sur la place, au marché, dans les rues, on se réunissait à la bourse... Lille était l'étape incontournable...
D'ailleurs la vieille bourse a retrouvé son tout son éclat depuis sa restauration.
Et oui, vous avez peut-être reconnu quelques logos familiers dans les petits médaillons qui ornent la façade... Non, ils ne datent pas du 17 ème siècle, mais ils ont été réalisés à la manière des anciens blasons pour remercier les entreprises de la région qui, ont mécéné cette opération.
Quand nous regardons la bourse, à gauche on aperçoit au bout de l'avenue : la gare de Lille Flandre. En 1846, le 1 er train arrive. Un événement. Hector Berlioz a même composé un hymne pour l'occasion. C'est qu'à l'époque, l'entrée en gare d'un train, c'était quelque chose ! Alors qu'aujourd'hui avec les 80 000 voyageurs par jour dans les gares de Lille...
Retournons-nous maintenant vers l'opéra, et sa belle façade néoclassique.
A sa gauche, la grande tour, c'est le beffroi de la chambre de commerce. Il mesure 76 mètres de haut. Toutes les heures, son carillon sonne un air bien connu des lillois. Une berceuse, une canchon dormoire comme on dit. Tout le monde ici la connaît c'est le ptit quinquin .
Face au beffroi, l'alignement de maisons est le rang du beauregard . Vous avez certainement déjà remarqué les façades colorées et ouvragées des maisons lilloises. Elles sont typiques de l'architecture de la ville au 17 ème siècle.
Le rez-de-chaussée, est construit en grès pour empêcher l'humidité de monter dans les murs. Il est ensuite surmonté de brique rose cuite avec l'argile de la région. Enfin, la pierre blanche est d'un calcaire assez tendre pour permettre aux tailleurs d'images, comme on les appelle, de réaliser des motifs très ouvragés, des volutes, des angelots...
Vous verrez plus loin. Certains d'entre eux s'embrassent, et d'autres se tournent le dos. Pourquoi ? Parce qu'ils marquent la séparation avec la maison voisine.
Quand vous passerez le long du rang du beauregard et son alignement exceptionnel de 14 maisons, regardez bien sur la façade. Amusez-vous à repérer les boulets de canons autrichiens qui sont fichés-là dans la façade, depuis plus de 200 ans.
Allez, je vous aide. Quand vous serrez à l'autre bout de l'édifice, au 3 ème étage, comptez 5 fenêtres. Et là... juste à gauche de la cinquième, il y a une boule noire incrustée. C'en est un !
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