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Rue de Sévigné

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Rue de Sévigné

Madame de Sévigné, la célèbre épistolière a raconté comme elle se sentait bien dans l'hôtel particulier de la rue qui porte aujourd'hui son nom

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La rue Sévigné.
Marie de Rabutin-Chantal. Mais peut-être me connaissez vous mieux sous le nom de Marquise de Sévigné !
J'ai vécu ici entre les années 1677 et 1696. Presque 20 ans ! Je me souviens de mon emménagement. Dès que j'obtins l'hôtel, j'écrivis à ma fille : (citant) >
" Je vais vous ranger la Carnavalette car enfin nous l'avons. Ah, quel bon air nous aurons dans cette Carnavalette ! "
Carnavalette ? C'est le surnom que j'ai donné à cette demeure !
Ce sont les lettres à ma fille - les fameuses lettres à Mme de Grignan - qui m'ont rendue célèbre.
Mais revenons à nos moutons. Lorsque j'emménage ici, la rue s'appelle Sainte Catherine car elle abrite un prieuré peuplé de nonnes en bleue. C'est pourquoi j'appelle cette voie : La rue des filles bleues.
Et la vie ici avec sa fille s'organise comment ? >
< " Nous partagerons l'étage du haut parce qu'il est plus clair et plus propre que le bas. Il y a une grande salle commune que je meublerai. La grande chambre sera la vôtre. La petite, la mienne. Je suis à Carnavalette depuis deux jours et occupe tout mon temps à vous donner le plaisir de n'avoir aucun chagrin en arrivant ici. " >
Et la vie dans le quartier du Marais ?
Carnavalette fut la maison du bonheur car bon nombre de mes amis vivaient tout près. Nous allions à pied les uns les chez les autres. Et lorsque l'argent venait à manquer, je comblais les trous de Carnavalette. C'est ainsi que j'appelais les chambres que je louais à des abbés, à des musiciens, à des rédacteurs de gazette. Ah, c'était le bon temps ! >
" Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ". C'est ce qui arrive à la rue Sainte Catherine en 1696 :
" C'est une chose étrange que de partir, de déménager. On se fait pitié à soi-même. On n'a plus rien... "
Depuis 1867, sa chère rue porte son nom. >
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