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Eglise Sainte Anne - Paolo Roversi

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Eglise Sainte Anne - Paolo Roversi

On se croirait chez lui, dans son studio, tellement il y a de clichés pris dans son univers professionnel.

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Voici l'église Sainte Anne, qui fait face à Saint Trophime, elle est du 17ème siècle. C'est là que sont exposées les photographies de Paolo Roversi. On se croirait chez lui, dans son studio, tellement comme vous pouvez le constater il y'a de clichés pris dans son univers professionnel. Si cette exposition s'appelle studio, ce n'est pas un hasard comme nous l'explique, François Hébel, le directeur des rencontres d'Arles.Son Hébel Roversi 1
C'est quelqu'un qui se cantonne dans son studio, d'ailleurs il en a changé à une époque et pour lui c'est tellement important qu'il a décollé la toile du mur du studio précédent pour l'emmener dans son nouveau studio. Donc c'est quelqu'un qui a un univers précieux, très important pour lui, ce qui ne l'empêche pas par fois d'y faire des photos extrêmement différentes puisque Paolo est quelqu'un qui se renouvelle beaucoup, c'est très théâtral sa façon de fonctionner, y'a une unité de lieu, il se met au défi de se renouveler en permanence. Puisque tout part du studio, on va d'abord montrer le studio, donc l'idée c'était que lorsqu'on rentre dans l'exposition, on ait d'abord un certain nombre d'éléments du studio signifiants comme les éclairages, comme ce parquet qu'il a aussi emmené de son studio précédent, comme cette toile de fond, il a photographié tous ces éléments, y'a de très belles images, donc c'est un peu minéral quand on rentre et finalement plus on rentre dans les chapelles de sainte Anne, dans les alcôves, plus on découvre les image qu'il a réalisées dans ce studio. Le fil conducteur, tout d'un coup, c'est finalement son cadre de travail. Parfois y'a une paire de chaussures, ce qui signifie qu'il y a eu un passage d'un être humain...on est totalement dans le minéral mais c'est de très belles images, et je vous dis on découvre ensuite ce que cet univers a permis de produire, donc on voit aussi ses photographies plus célèbres plus liées à la mode et au portrait.
Né en Italie en 1947, Paolo Roversi vit et travaille à Paris, il est depuis une vingtaine d'années un artiste incontournable dans l'univers de la photo de mode...douceur des images, légèreté, pour François Hébel, l'univers de Roversi est d'une grande délicatesse.Son Hébel Roversi 2
Dans les années 80 Paolo Roversi a emmené tout d'un coup une sorte de légèreté, de transparence, lui et Christian Lacroix aiment parler des anges qui traversent ses photos. C'est quelqu'un qui a eu tout d'un coup une touche extrêmement délicate qui était très nouvelle et qui fait qu'il a été happé par la presse de mode et les catalogues, c'est quelqu'un qui dès les années 80 et depuis a énormément de succès. C'est quelqu'un qui a une grande douceur, une grande délicatesse et il cultive cette sorte d'évanescence de transparence, très légère, fluide, on a l'impression qu'il attrape l'instant, fugace, c'est très étonnant le résultat de ces images qui sont en équilibre. C'est très différent, par exemple c'est intéressant d'avoir les deux en ville, c'est très différent de Peter Lindbergh avec des mises en scène fortes, avec une action presque dans toutes les images, avec Peter Lindbergh, chez Roversi, c'est beaucoup plus fugace, c'est aérien dans ses images.
Suivez le conseil de François Hébel et comparez le travail de Paolo Roversi à celui d'un autre grand nom de la photo de mode, Peter Lindbergh, église des prêcheurs, étape 4 de votre guide audio.
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