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Eglise des Trinitaires - The Still Life at Vogue

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Eglise des Trinitaires - The Still Life at Vogue

A une époque ou "Vogue" pouvait encore se permettre de faire une couverture uniquement avec une nature morte.

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L'église des trinitaires est ce qui reste du couvent de la congrégation, reconstruite au 17ème siècle, sa façade date elle du 19ème.
A l'intérieur, voici un autre aspect de la photographie vestimentaire. La nature morte dans la mode est incontournable jusqu'aux années 50. Vous êtes habitués à voir aujourd'hui dans les revues plus le mannequin, mis en scène, que le vêtement lui-même...ici avec le magazine Vogue, la robe, la chaussure, l'accessoire retrouvent leur place, en première page ! Olivier Saillard est le commissaire de l'exposition, il retrace les hauts et les bas de la nature morte dans la mode.
Son Saillard 3
Là ou la photographie de mode est venue pervertir son sujet, c'est-à-dire le vêtement, si bien qu'a partir des années 80 y'a des photos de mode qui ne montrent plus de vêtements au service d'un corps simplement. Nous, nous avons voulu faire l'inverse et nous réconcilier avec le vêtement qui est le sujet même de la mode. Ces natures mortes c'était une manière aussi d'aller regarder à nouveau des commandes qui pendant longtemps étaient passées à des photographes à des noms très illustres et qui s'exprimaient dans la photo en mouvement, et qui là, photographiant un accessoire, un tube de rouge à lèvre, un sac, une paire de chaussures, se sont essayés à ce domaine de la nature morte qui est un domaine très particulier parce que rien n'est plus opposé que la nature morte à la mode. J'ai une affection particulière pour les photographies de Ritlage et qui sont vraiment des photographies d'un étalagisme de choses qui appartiennent définitivement aux années 50. C'est une vision je dirai très éteinte des accessoires de la mode, de ses couleurs passées du temps qu'on ne s'autorise plus à faire dans les magazines et qui parfois même faisaient la couverture de " Vogue " à une époque ou " Vogue " pouvait encore se permettre de faire une couverture uniquement avec une nature morte plutôt qu'avec une Top modèle. Ca revient, les années 80 et les années 2000 ont été particulièrement propices à la renaissance de la nature morte. Il y a aussi un domaine particulier qui est celui de la disparition du corps et qui donc parle aussi de la nature morte, qui est devenu le domaine de certains photographes comme " Camille Vivier " et " Guido Macafico " qui sera présent aussi aux rencontres d'Arles ou "Katerina Djeb " il y a donc eu tout a coup un sujet vestimentaire qui a pris le pas sur le sujet de mode et ce sont donc des commandes que vogue continue toujours de faire avec ce souci de perpétuer comme ça une tradition qui était la leur.
Vous aimez les natures mortes, vous avez entendu Olivier Saillard évoquer Guido Mocafico, ses photos qui créent une illusion parfaite sont exposées dans l'atelier mécanique, étape 11 de votre guide audio.
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