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Atelier Mécanique - Guido Mocafico

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Atelier Mécanique - Guido Mocafico

Si en regardant ses images vous vous dites mais pourquoi prend-il des tableaux en photo, vous lui ferez plaisir.

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Découvrez aussi " coulisses " le regard décalé de ce photographe, qui ne vient pas du milieu de la mode, sur les défilés.
Si en regardant les images de Guido Mocafico vous vous dites mais pourquoi prend-il des tableaux en photo, vous lui ferez plaisir. Cet artiste est un adepte de la nature morte, exercice de style qu'il pousse ici à l'extrême en recréant entièrement l'univers des peintres flamands et allemands des 17ème et 18ème siècle.
Pour écouter Guido Mocafico, appuyez sur la touche étoile.*son Mocafico
Il y a toute une partie des thématiques de la nature morte flamande qui est la nature morte de vanité dont le sujet central est la tête de mort. La thématique des peintres de nature morte flamande évidemment c'est la vanité la caducité de la vie, tout est périssable, le matériel ne compte pas. Moi, je recopie des peintres qui recopiaient la réalité donc y'a comme une mise en abîme. Il y a beaucoup de gens qui m'ont demandé encore une fois pourquoi j'avais photographié des tableaux. Ca veut dire, en tout cas que ce que moi je recherchais, je pense que j'y suis parvenu, c'est-à-dire d'induire l'illusion, de perdre un petit peu le spectateur. On ne sait plus vraiment si on regarde une photo ou un tableau, où la limite devient floue.
Pour moi c'est difficile d'en choisir une qui symbolise à peut près tout le travail mais effectivement pourquoi pas ? Dans les natures mortes flamandes les plus connues sont les natures mortes de banquet La nature morte au hareng est peut-être la plus aboutie parce qu'elle est directement inspirée d'un peintre qui s'appelle " Peter klass " on est très proche du sujet, on est très proche de la composition du choix des objets, du traitement de la lumière. On n'a pas découpé le hareng de manière gratuite mais on l'a découpé comme on l'a trouvé découpé dans pas mal de peintures. Tout à coup je me promenais dans mon studio et on avait bien évidemment tous les arrangements qui étaient réellement en place, donc en tridimensionnalité, on avait vraiment l'impression d'être dans une autre époque. C'était assez mystérieux comme ambiance. Le plaisir et en même temps la difficulté de réussir à vraiment recopier une peinture, s'en inspirer dans son essence graphique et de lumière. Il est extrêmement difficile de réussir à faire une photographie qui ressemble à une peinture. Ca parait paradoxal mais, il a fallu que je cache la photographie et la lumière photographique.
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