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Atelier Mécanique - Grégoire Alexandre

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Atelier Mécanique - Grégoire Alexandre

Il met en scène ses modèles, détourne des objets, des accessoires joue sur l'absurde, le trompe l'oeil.

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Grégoire Alexandre travaille pour la mode, le design, la musique il répond à des commandes. Une contrainte ? Oui, mais le photographe sait se nourrir de ce contexte à priori hostile à la création. Il met en scène ses modèles, détourne des objets, des accessoires joue sur l'absurde, le trompe l'oeil. Et ses photos offrent un regard ironique et poétique sur le culte de l'objet et du corps.
Pour écouter Grégoire Alexandre, appuyez sur la touche étoile.*son Alexandre
Ce qui m'intéresse en fait c'est l'idée, en trouvant une traduction visuelle, formelle, un peu ludique, dans une sorte de série dans plusieurs numéros du même magazine, blast, on a vraiment joué sur les accumulations c'était en fait des pages de shopping, mais sans les contraintes qu'on peut avoir habituellement dans des magazines de mode purs et durs, on a commencé à jouer voilà avec l'accumulation, en perdant un petit peu de la fonction même première des objets, et des vêtements...la voiture devait être la quatrième de la série et après je me suis dit que ce serait bien de réintégrer des personnages dedans en créant cette espèce de casting un peu absurde qui est faussement organisé en fait. Y'a pas mal d'images dans ce que je présente à Arles qui sont en studio, donc un espace assez abstrait mais dans lequel j'intègre assez souvent aussi les dispositifs de la prise de vue, mais en les détournant un peu, en réintégrant aussi bien des flashes, ou des pieds, ou des ventilateurs des choses comme ça, ou les fonds de papier, et en les détournant de leur fonction première...cette image là, world hope, c'est une image que j'avais faite pour le Vogue anglais qui est tout une construction aussi de matériel de studio, notamment y'a deux girafes l'une sur l'autre, ce sont des bras de déport, qui sont eux même reliés avec d'autres, ce qu'on appelle des bras magiques, qui sont les uns sur les autres ce qui crée une structure de lumière qui est totalement absurde, mais qui finit par créer une espèce de créature un peu hybride, qui vient dominer les chaussures du dessus, y'a quelque chose d'animal finalement un peu là dedans, qui met un peu en scène tout ce dispositif de fascination vis-à-vis du produit....C'est un peu l'équilibre entre tout ça qui m'intéresse finalement c'est qu'on puisse avoir plusieurs niveaux de lecture dans ces images, effectivement un lecture un peu amusée et en même temps une petite mise à distance de tous ces procédés qui sont à l'oeuvre dans la photo de mode.
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