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Notre-Dame de Paris

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Notre-Dame de Paris

Dans son roman "Notre Dame de Paris" Victor Hugo a le mot juste.

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Nous sommes sur le parvis de notre Dame de Paris
"Chaque face, chaque pierre du vénérable monument est une page non seulement de l'histoire du pays, mais encore de l'histoire de la science et de l'art. ". Dans son roman " Notre Dame de Paris " Victor Hugo a le mot juste. Il fait de la cathédrale une héroïne de roman et c'est un peu grâce à lui qu'elle s'élève encore aujourd'hui devant nous, et vous allez comprendre pourquoi.
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Mais commençons par le début
Nous sommes au coeur du 12ème siècle. La France reconstruit ses cathédrales, D'autres villes ont commencé les travaux : Chartres, Sens, Noyon, Senlis ou Laon,
L'évêque de Paris, Maurice de Sully décide de construire " la plus belle des cathédrales " : Notre Dame de Paris.
Elle se dressera sur l'île de la cité, berceau de la ville, à la place de la cathédrale St Etienne.
En 1163, la première pierre est posée. Imaginez le chantier pendant plus de cent cinquante ans... Les tailleurs de pierre, les maçons...
- (chef maçon) Allez courage les gars ! soulevez-moi ce bloc de pierre ! le patron m'a dit que la cathédrale va faire 130 mètres de long sur 40 mètres de large, on, a du pain sur la planche...
- (voix fluette) Et on va monter haut ?
- (chef maçon) Elle mesurera 33 mètres sous la voûte mon ptit gars ! allez, hissez, hissez haut !
Au début du 14ème siècle, extérieurement, Notre-Dame de Paris a enfin l'aspect que nous lui connaissons. A la transition entre le roman et le gothique, elle est alors le plus grand édifice religieux du monde occidental.
" L'homme, l'artiste, l'individu s'effacent sur ces grandes masses sans nom d'auteur ; l'intelligence humaine s'y résume et s'y totalise. Le temps est l'architecte, le peuple est le maçon. "
L'histoire de la cathédrale, l'histoire de France, tout se confond ici.
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Le grand orgue a tout vu, il nous confie ses secrets
- Mon premier souvenir, c'est en l'an 1239. Saint-Louis, entre dans la nef. Pieds nus. Il porte une précieuse relique : la couronne d'épines du christ qu'il va exposer dans l'église. Aujourd'hui encore, les fidèles viennent la contempler pendant la semaine sainte.
50 ans plus tard un autre roi rentre ici mais cette fois il est à cheval, c'est Philippe Le Bel qui vient remercier la Vierge d'avoir gagné une victoire,
Je me souviens aussi de cette assemblée exceptionnelle en 1455. Un grand conseil est réuni. C'est la révision du procès de Jeanne d'Arc.
- On a aussi célébré des mariages ici ?
- Ah ! oui. En 1572, une semaine avant la Saint-Barthélemy, on prépare la noce de Henri de Navarre avec la reine Margot, la soeur du roi...mais où est le mari ? ce huguenot est resté à la porte ! oh ! , qu'il ne fasse pas son fier, c'est bien lui le futur henry 4 que je vais revoir dans quelques années quand il se sera converti au catholicisme, " Paris vaut bien une messe " dira-t-il...
- Vous avez dû assister aux transformations de la cathédrale...
- Ça c'est vrai ! Et mes tuyaux frémissent encore au souvenir de Louis 14 qui visite la cathédrale avec ses airs d'architecte ! Le gothique n'est plus à la mode et il n'hésite pas à remplacer le choeur par un choeur baroque... Ensuite ça continue, pour faire plus de lumière, on installe des vitres blanches à la place des vitraux. Et ce pauvre portail central qu'on découpe pour faire plus de place aux processions....
- Que de changements !
- Bien sûr. Mais le moment crucial, c'est la révolution...Au début, tout va bien. On célèbre même un Te deum pour fêter la prise de la bastille. Mais ça se gâte...Bientôt les révolutionnaires décapitent les statues, pillent la cathédrale et s'attaquent à tout ce qui symbolise la religion ou la royauté ...Je reçois des coups de hache sur les fleurs de lys qui décoraient mes pieds. La cathédrale devient un temple de la Raison et je suis condamné à jouer de la musique profane.
- Durant cette période mouvementée la cathédrale doit être très abîmée !
- C'est vrai. Mais pourtant il va falloir donner le change pour Napoléon premier. Il veut se faire couronner par le pape dans la cathédrale. Nous sommes le 2 décembre 1804, ma demeure est délabrée... mais le couronnement sera fastueux, on habille les murs de tentures et d'ors. Pour cet événement, je n'ai pas chômé : plus de 3 heures de cérémonies...
- Que de pages de notre histoire !
- Et je ne vous cite là que les plus marquantes ! La dernière qui reste inscrite dans mes tuyaux, c'est le Te Deum de la Libération, le 26 août 1944. Quelle émotion ! Je revois encore la longue silhouette du Général de Gaule.
...Mais, parler me fatigue. Venez plutôt écouter mes harmonies les dimanches après-midi, à 17h15. Et puis, sans me vanter, on dit que je suis le Grand-Orgue le plus célèbre au monde.
En 1831, Victor Hugo sort son roman " Notre dame de Paris ". Il s'insurge contre son délabrement " Sans doute c'est encore aujourd'hui un majestueux et sublime édifice que l'église de Notre-Dame de Paris. Mais, si belle qu'elle se soit conservée en vieillissant, il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s'indigner devant les dégradations, les mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument "
Cette prise de position réveille l'opinion publique qui se rend compte qu'il faut sauver ce joyau du moyen-âge.
En 1847, Viollet-le-Duc commence la restauration. Notre Dame est sauvée.
Le chantier est gigantesque, il faudra remplacer toutes les pierres abîmées, refaire les statues, reconstruire la flèche... Les travaux s'achèvent 17 ans plus tard.
C'est à cette époque que le Baron Haussmann restructure toute l'île de la cité. L'urbaniste supprime tout le quartier ancien. On ne découvre plus la grandeur de la cathédrale au détour d'une ruelle, mais avec la perspective de l'immense parvis actuel.
D'ailleurs, sous vos pieds, les pavés beiges indiquent l'emplacement et le nom des maisons du Moyen Âge, ainsi que le contour de l'ancienne cathédrale St étienne. Et puis, pendant que vous baissez les yeux, vous avez remarqué la rose des vents, fixée au sol ? Là juste en face du portail central. C'est le fameux point zéro des routes de France.
Bien, relevez maintenant la tête. Victor Hugo parle de la façade : " il est, à coup sûr, peu de plus belles pages architecturales que cette façade où, successivement et à la fois, les trois portails creusés en ogive, le cordon brodé et dentelé des vingt-huit niches royales, l'immense rosace centrale flanquée de ses deux fenêtres latérales... "
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Alors commençons par le bas. Les 3 portails. Vous avez remarqué qu'ils sont de dimensions inégales ? Celui du milieu est plus large et celui de gauche a un galbe pointu. Ces détails évitent que l'ensemble ne soit trop monotone.
Le portail central est dédié au Jugement Dernier. Saint Michel pèse les âmes. Et vous voyez le diable à sa droite qui guette la balance ?
A gauche, c'est le portail de la Vierge qui porte l'enfant jésus. A droite, le Portail Sainte Anne montre trois scènes : le mariage de Joseph et Marie, à côté, la Vierge agenouillée écoutant l'annonce de l'ange Gabriel, et enfin la Vierge, assise avec l'enfant Dieu sur ses genoux. A l'origine, toutes ces sculptures étaient peintes. Un véritable livre d'image non ?!
Devant ce portail les évêques, dressaient leur Echelle de Justice au pied de laquelle, les condamnés s'agenouillaient, têtes et pieds nus pour avouer publiquement leur crime et implorer l'absolution. Elle a été supprimée à la Révolution.
Juste au-dessus des portails ce sont les 28 rois de judas qui trônent. Ils ont été décapités et cassés par les révolutionnaires qui les ont pris pour les rois de France. Ils seront restaurés au 19ème, et on raconte que l'une des statues reprend les traits de Viollet le duc... Une sorte de blague du sculpteur quoi.
Bien. Au-dessus encore, il y a la gigantesque rose. Son médaillon central représente la Vierge à l'Enfant. Elle mesure plus de 10 mètres de diamètre je crois.
Maintenant, passons au troisième étage. Il est composé de galeries bordées par de fines colonnes, Leur légèreté contraste avec les 2 tours.
Alors pour les tours. A gauche, si vous montez les 255 marches vous arrivez à la galerie des chimères, le repère des fameuses gargouilles. Tiens, vous saviez que les gargouilles datent du 19ème siècle et pas du moyen âge ? Tout un mythe qui s'écroule non ? Cette tour abrite 4 cloches. Dans la tour de droite, il y a le bourdon. Il ne sonne qu'aux grandes fêtes de l'année et pèse 13 tonnes. Son battant fait 500 kg. Pauvre Quasimodo ! " La vieille église, toute vibrante et toute sonore, était dans une perpétuelle joie de cloches. On y sentait sans cesse la présence d'un esprit de bruit et de caprice qui chantait par toutes ces bouches de cuivre.
Le mot de la fin ? laissons-le aux cloches de notre dame " Cette vaste symphonie en pierre, est pour ainsi dire : l'oeuvre colossale d'un homme et d'un peuple.

Bien. Pour connaître le trajet en métro vers un autre monument de paris, appuyez maintenant sur la touche dièse...(2 secondes)...sinon, rappelez nous pour une nouvelle visite, nous vous attendons.
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