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Musée du Quai Branly

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Musée du Quai Branly

Un lieu dédié aux arts, aux civilisations non occidentales, caché dans un jardin pas comme les autres...

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Nous sommes devant la façade en verre du musée du quai Branly.
Un nouveau monument dans le paysage parisien.
Tout démarre à l'été 1995...
Stéphane Martin, Président du Musée du Quai Branly
...donc peu de temps après l'élection du président Jacques Chirac, par un appel du président de la République à son ministre de la culture de l'époque, avec une demande : donner aux arts premiers leur place, la place qu'ils méritent, dans le paysage muséal français.
Le musée ouvre ses portes 11 ans plus tard...
Son rôle ? Accueillir les arts d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques.
Mais pas seulement... : la pluri ou multi-disciplinarité, en tous cas l'intervention de plusieurs disciplines et de plusieurs formes de production culturelle à travers les espaces qu'a conçus pour nous Jean Nouvel : le théâtre, des espaces d'expositions temporaires et la place de la musique qui est extrêmement forte dans le musée sous différents aspects.
... Et c'est donc l'architecte Jean Nouvel, lauréat du prix Pritzker, l'équivalent du Prix Nobel en architecture, qui conçoit le bâtiment.
Il nous accompagne dans notre visite.
C'est pas un bâtiment triomphant qui s'impose face au Trocadéro ou face à la Tour Eiffel de façon héroïque et dans une architecture d'expression de symétrie et d'échelle... Non c'est quelque chose de plus doux que cela.
On crée un bâtiment qui est presque caché, qui joue (...) sur une dimension très mystérieuse (...) On va quand même deviner ce bâtiment à travers les arbres...
Et quand on le regarde depuis les quais...
On va se retrouver à contre-jour, c'est-à-dire que depuis le nord, on va regarder le sud et donc les feuilles des grands arbres vont s'imprimer sur la paroi de verre.
La façade en verre isole aussi du bruit des voitures.
C'est très important de créer les conditions de quiétude pour non seulement voir les oeuvres qui seront présentées mais aussi pouvoir, le cas échéant, organiser des spectacles...
... dans le jardin par exemple, dessiné par le paysagiste Gilles Clément...
D'un côté, le bâtiment en fait flotte sur ces jardins du côté de la rue de l'université et quand on est sur la terrasse de ce bâtiment, on flotte sur la canopée des arbres du côté du quai Branly.
Dans ce jardin, pas de pelouse, ni de massifs de fleurs. Les plantes poussent et se ressèment comme elles veulent. C'est le ?jardin en mouvement? cher à Gilles Clément.
En ouvrant l'oeil vous remarquerez peut-être sous vos pieds dans les sentiers de petites bulles de verre. Elles abritent des insectes.
Et il y a aussi ce... jardin vertical côté quai. 15 000 plantes sur ce mur végétal...
Cette façade a été faite avec Patrick Blanc, Patrick Blanc est un scientifique français qui connaît remarquablement toutes les plantes des sous-bois en particulier et toutes les plantes qui poussent avec peu de terre et là, il a réussi à faire pousser un jardin vertical...
En recréant l'environnement de la forêt ! Une planche en PVC pour imiter les rochers, un feutre pour les mousses et une humidité constante...
En observant le bâtiment depuis le jardin, vous verrez de drôles de boîtes de couleur dépasser de la façade.
Tous ces volumes colorés (..) sont en fait des volumes de salles d'exposition car la grande caractéristique d'un programme comme celui-là c'est d'avoir eu la chance de construire une architecture autour d'une collection. Et les endroits où ce rapport est le plus approfondi c'est dans chacune des salles qui se traduisent par ces boîtes colorées qui viennent en porte-à-faux dans le jardin.
Des salles dans les salles donc...et à l'intérieur de ces boîtes , une atmosphère intime pour quelques unes des 3500 oeuvres exposées. Des masques, des tissus, des peintures... parmi une collection de
300 000 objets d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques.
Il règne là une spiritualité particulière....
Je n'ai pas voulu que cette architecture se traduise par ce que j'appelle ?l'architecture occidentale triomphante? où on montrerait notre fierté d'avoir tous ces objets et toutes ces collections. C'est plutôt un lieu où ces objets et ces collections doivent garder leur esprit et leur âme.
C'est pourquoi Jean Nouvel a créé un espace qui respecte cette spiritualité. Gilles Clément, un jardin qui respecte la terre. Et Patrick Blanc, une invention qui devrait donner un nouveau visage aux villes...
Avec le Musée du Quai Branly, Paris a désormais un nouveau monument et un jardin pas comme les autres.
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