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Le radeau de la Méduse

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Le radeau de la Méduse

Le radeau de la Méduse, oeuvre de Géricault

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Le radeau de la Méduse, oeuvre de Géricault, peint à Paris en 1819. Peinture sur toile, dimensions 7,16 par 4,91 m.- C'est beau mais c'est impressionnant en fait parce qu'on le voit pas exactement comme dans les livres. C'est un peu sombre mais la taille fait que c'est impressionnant.
- Les couleurs sont sombres mais en même temps il y a une certaine lumière, une luminosité quand même.
- Moi j'ai l'impression qu'on oscille entre désespoir et faux espoir. Le monde du faux espoir c'est qu'on a dans la diagonale qui est plutôt en haut à droite des gens qui font des signes à une voile d'un bateau qui aurait pu venir à leur secours et qui manifestement ne les a pas vu et se détourne. C'est le faux espoir. Et alors dans la diagonale en bas à gauche, là on a un tas de personnage qui sont complètement désespérés si ce n'est pas morts pour certains d'entre eux.
- Je me demande si le peintre n'a pas voulu vraiment nous peindre une image de désespoir de l'être humain en général, de la vie dont de toute façon l'issue est fatale. Donc on est tous un peu sans doute sur ce radeau. Ce qui me fait dire ça c'est la taille du tableau et le désespoir de ces gens dont l'issue est la même que pour tous les autres.
- J'ai l'impression que les personnages bougent et puis c'est en mer.
- C'est vrai que c'est un tableau qui est hyper réaliste. On a l'impression de se retrouver au milieu des flots pris dans la tourmente. C'est vrai que les personnages sont...il y a beaucoup de détail
- On se demande pourquoi les gens sont allongés mais en fait ils se sont mangés les uns les autres.
Ce tableau s'inspire d'un fait réel : La Méduse, frégate de la marine royale s'échoue au large du Sénégal en 1816. 150 hommes dérivent alors pendant 13 jours sur un radeau. Faim, règlement de comptes, cannibalisme, seuls 10 rescapés en sortent vivants.
Géricault apporte le plus grand soin à cette composition. Il rencontre les rescapés, les dessine et va même jusqu'à réaliser des maquettes de cire.
Au-delà de cette volonté de réalisme, la composition exaltée fait figure de manifeste du romantisme au salon de 1819. On peut y faire également une lecture plus politique avec la place symbolique occupée par l'homme noir, véritable figure de proue de l'embarcation, qui fait en vain signe au bateau qui s'éloigne.
Quoi qu'il en soit, lors de sa présentation au public, l'oeuvre heurte les goûts classiques qui ne comprennent pas comment on peut faire du beau avec du laid. C'est sans doute là, le signe de la naissance d'un chef d'oeuvre.
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