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La Victoire de Samothrace

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La Victoire de Samothrace

La Victoire de Samothrace, statue commémorative ou statue pour les Dieux ?

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- Nous sommes devant la Victoire de Samothrace, ce qui frappe au premier abord c'est la dimension de la statue, elle doit faire à peu près 3 m de haut.
- Plus haute que ce que je me la représentais
- Elle est installée sur une sculpture en forme de bateau comme une figure de proue
- C 'est aérien
- On observe surtout le détail de la draperie, c'est ce qui surprend un petit peu quand on s'aperçoit vraiment qu'il y a un détail dans les plis, dans les ailes de la statue, c'est extraordinaire. Et on peut que ressentir de l'émotion.
- Le drapé sur la statue est fait de telle manière qu'à certains endroits il y a des plis et à d'autres endroits le drapé est collé contre le corps comme si elle était offerte au vent. La déesse de la victoire chez les grecs s'appelait Niké, comme la marque bien connue qu'on prononce Nike en français.
- Je trouve que c'est spécial quand même, bon elle n'a pas de tête et du coup je ne vois pas trop à quoi ça ressemble.
- Il lui manque les bras
- Alors quand on regarde la Victoire et qu'on se positionne sur la gauche, on trouve la main droite de la Victoire de Samothrace qui est dans une petite vitrine à côté, ce qui donne une idée de la proportion de la statue
- Alors la question qu'on se pose devant la Victoire de Samothrace, c'est quelle victoire ? La victoire de quelle bataille ?
Cette statue est un monument pour commémorer une victoire rhodienne contre les syriens lors d'une bataille navale à Myonnisos, Cos ou Sidé, sans qu'on soit sûr d'identifier la bonne bataille. On sait toutefois qu'elle date du 2e siècle avant Jésus Christ.
Cependant, une autre hypothèse penche pour un monument dédié aux dieux Cabires invoqués pour protéger les marins ou offrir la victoire aux combattants : une offrande religieuse, en quelque sorte.
C'est en 1863 que Charles Champoiseau, vice-consul de France en Turquie découvre ce monument exceptionnel à Samothrace, petite île située au nord-est de la mer Egée. Mais ce n'est qu'en 1950 que Jean Charbonneaux exhume la main droite, qui est visible dans le musée.
La Victoire est composée de six blocs de marbre travaillés séparément : le corps, le buste, les deux bras et les deux ailes. Les blocs sont assemblés entre eux par des goujons de bronze.
Par son dynamisme dans la position du corps, la représentation de la nudité mise en valeur par le drapé, la géométrie dessinée par les obliques des ailes et des jambes, la Victoire est considérée comme un chef d'oeuvre de la sculpture de l'époque hellénistique.
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