Le Havre, impressionniste et fauve >

Le Havre, Le Bassin du Roy

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Le Havre, Le Bassin du Roy

Albert Marquet, Le Havre, Le Bassin du Roy, 1906 Zurich

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Défini dès la fondation du Havre en 1517, le bassin du Roy est construit sous Colbert et demeure en l'état jusqu'en 1823. Évidemment, la Seconde guerre mondiale le détruit en partie et le bassin d'aujourd'hui est loin de ressembler à celui peint par Marquet. Pour autant, ce n'est pas une vue pittoresque que réalise Marquet, en cette année 1906 où il séjourne en Normandie en compagnie de Dufy. À l'inverse, c'est plutôt la simplicité de la composition et du traitement qui frappe dans ce tableau, soulignant l'ouverture de la perspective sur l'horizon et l'omniprésence de l'eau, Le Havre est avant tout un port dont les quartiers ont été construits autour des bassins. Même si le traitement n'est pas impressionniste, Marquet privilégie une lumière naturelle, une palette de tons vert et ocre-brun. Rien d'extravagant dans la palette de ce Fauve du Salon d'Automne de 1905 ne partageant pas toujours les orgies de couleurs de Matisse, Derain, ni même de Dufy. Ici, les formes simplifiées servent la quiétude de la composition, cette sensation d'espace et de tranquillité communiquée par la lumière. Cette manière qui n'appartient qu'à lui, entre impressionnisme et fauvisme, n'a jamais si bien servi l'un de ses sujets préférés : les quais, devenus l'un de ses thèmes de prédilection. Il le décline à Paris comme en Normandie, dans des vues en surplomb permettant de saisir le pouls de la ville en ses artères essentielles.
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