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Port du Tréhiguier

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Port du Tréhiguier

Mise en service du phare qui permet d'assurer la sécurité sur le fleuve de la Vilaine. Sa hauteur est de 24 mètres et son escalier en colimaçon compte 54 marches.

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Nous sommes face à la maison de la mytiliculture à Tréhiguier.
Tréhiguier est situé sur l'estuaire du fleuve la Vilaine. Il possède un phare blanc et charmant. Voici son histoire en quelques dates :
1882 : Mise en service du phare qui permet d'assurer la sécurité sur le fleuve de la Vilaine. Sa hauteur est de 24 mètres et son escalier en colimaçon compte 54 marches. On allume alors le phare à la main.
1971 : Le phare est automatisé.
1989 : Avec la fermeture du barrage d'Arzal, la Vilaine s'envase. Le chenal est modifié et le phare qui n'a plus d'utilité ferme ses feux et ses portes.
L'envasement de la Vilaine a condamné dans un premier temps la mytiliculture dans l'estuaire, mais ensuite de nouvelles techniques de culture des moules ont permis son développement sur des côtes jusqu'alors inexploitées.
1995 : Le phare renaît ! Dominant les parcs et, les forêts de Bouchot, il devient un centre d'exposition : la Maison de la mytiliculture !
Christelle Fernandes, responsable du musée et Pascal Metayer, descendant d'une grande famille mytilicole de la région nous font visiter chaque salle du phare :
" Alors la première salle de la maison de la mytiliculture nous plonge dans une ambiance sous-marine afin de nous présenter la vie de la moule dans son milieu. Elle nous présente notamment sa mère nourricière avec le plancton qu'il soit végétal ou animal. Elle nous présente également la moule comme étant un filtre vivant. "
" Nous sommes ici dans la deuxième salle de la maison de la mytiliculture qui évoque toutes les techniques anciennes du début du siècle, du début de la mytiliculture moderne entre guillemets à PENESTIN puisque ces cultures ont été transportées de la baie de l'Aiguillon ou des Charente Maritimes par des grandes familles originaires de cette région. Et donc tout ce système qui semble archaïque était le quotidien des paysans de la mer.
Christelle Fernandes : " Au premier étage du phare, la troisième salle nous propose de découvrir la mytiliculture moderne. ? l'issue de la visite, il est possible de visionner un film qui retrace ces différentes étapes du travail du mytiliculteur à PENESTIN. On peut également monter au balcon du phare duquel on a un magnifique panorama sur la Vilaine et duquel on peut également apercevoir les chalands des mytiliculteurs. "
Si les coquillages abondent dans le pays blanc, la musique n'est pas en reste.
Bernadette Rivalan, Présidente de l'association Le Cercle celtique des Paludiers nous en dit plus :
" Le Cercle celtique des Paludiers a été créé en 1951 par des jeunes du pays qui voulaient faire découvrir leurs danses, leurs chants et leurs costumes. Les danses du pays paludier étaient le rond et le bal paludier. Deux danses très simples. Le paludier portait un costume très particulier et qui n'était plus porté par les gens du pays depuis les années 70 environ. L'homme portait des culottes blanches bouffantes et le chapeau était aussi très particulier. Large chapeau avec des chapelouses, des rubans multicolores. Selon la position du chapeau dans la rue, on pouvait découvrir l'état civil du paludier : le jour du mariage, le lendemain, célibataire ou veuf. "
? propos de la Presqu'île de Guérande, Honoré de Balzac écrit :
" Ce pays n'est beau que pour les grandes âmes, les gens sans coeur n'y vivraient pas... "
Et dans la région, le coeur, c'est aussi la musique.
Gwenn Trimaud " sonne en couple " et joue de la "veuze" et nous explique :
" Alors sonner en couple ? Donc sonne en couple. On fait chanter. On fait jouer les instruments. C'est donc une sorte de synonyme de jouer. Et en couple parce qu'en Bretagne on retrouve un duo traditionnel qui est le duo biniou-bombarde donc le tala bardeur qui joue de la bombarde et le biniaeur au biniou koz. Biniou koz qui est la petite cornemuse traditionnelle bretonne. Koz qui veut dire vieux en breton, d'ailleurs... Biniou koz oe vieille cornemuse oe et qui est une cousine de la veuze une autre cornemuse que l'on retrouve principalement en nord Vendée mais que l'on a collecté aussi en pays paludier. "
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