Route des Coquillages : pays des coquilles et de l'or blanc >

Mesquer - Quimiac - Pointe de Merquel

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Mesquer - Quimiac - Pointe de Merquel

À marée haute, les zones de cultures ostréicoles et mytilicoles forment des taches qui assombrissent les flots.

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Nous sommes à la Pointe de Merquel.
Faisons un tour d'horizon.
Sur notre gauche, Il y a l 'île à Bacchus et la Pointe du Bile.
Face à nous, c'est la baie de Pont Mahé.
? droite se trouvent les falaises ocre de Pen - Bé...
? marée haute, les zones de cultures ostréicoles et mytilicoles forment des taches qui assombrissent les flots. Quand la mer se retire, une véritable cité sous-marine apparaît.
L'ostréiculture commence dans la région avec l'huître plate.
Vers 1950, une nouvelle espèce oe l'huître creuse - apparaît. On l'appelle la Portugaise. Mais dans les années 70, une épidémie décime définitivement la Portugaise. Pour la remplacer, on introduit une nouvelle espèce provenant du Pacifique.
C'est l'huître que l'on mange actuellement et que l'on nomme la japonaise ou l'huître du Pacifique.
Frédéric Michet fait l'élevage des huîtres. Il raconte chaque phase de l'ostréiculture :
" Traditionnellement le captage a été directement réalisé en mer pour récupérer de jeunes huîtres à l'état larvaire qui nagent dans l'eau sur des collecteurs qu'on proposait aux huîtres pour les récupérer. Donc au départ c'était des collecteurs en pierre ou en coquillage, et puis petit à petit est apparue la matière plastique.
La deuxième phase : L'élevage à proprement parler. Donc là il s'agit de faire grossir les huîtres jusqu'au stade final de consommation. Donc là, il y a deux techniques : soit directement au sol que l'on appelle de l'élevage à plat ; soit de l'élevage en surélevé. C'est-à-dire que les huîtres vont être enfermées dans des poches, des sacs en plastique si on veut, ajourées, et posées sur des tables métalliques qui se trouvent à peu près à soixante centimètres au-dessus du sol.
La troisième phase : L'affinage qui est une étape facultative qui se réalise en marais, non plus en mer mais en marais. Dans des bassins, en fait le plus souvent réalisé dans d'ancien marais salants où les huîtres vont être améliorées tant sur le côté de la qualité et de la chair. Donc plus de chair dans l'huître. Et aussi éventuellement sur la couleur, c'est-à-dire qu'on va pouvoir donner aux branchies de l'huître une couleur verte caractéristique des huîtres vertes affinées.
Il y a quelques années, on disait qu'il fallait manger que les huîtres que les mois en " r " parce qu'en fait les mois sans " r ", c'étaient des périodes où les huîtres se reproduisaient. Donc, c'est vrai qu'au niveau des coquillages et du goût, beaucoup de gens étaient repoussés par les huîtres qu'on appelait laiteuses. Depuis maintenant quelques années, nous sommes capables dans l'ostréiculture de produire des huîtres non laiteuses, l'été. Ce qui fait que le produit est consommable toute l'année. "
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